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La ferme ?Smiling Chicken? voit le jour
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La ferme ?Smiling Chicken? voit le jour
Cette ferme ultramoderne met sur le marché quelque 400 poulets chaque semaine. Ce projet a pu devenir réalité grâce à l?expertise d?un fermier hollandais et à la débrouillardise de son épouse rodriguaise.
Il y a un an, Christine Bes-Boodhoo vendait une trentaine de poulets à la foire de Port-Mathurin. Elle rêvait déjà d?avoir sa propre ferme. Aujourd?hui, son rêve est devenu réalité avec l?entrée en opération de The Smiling Chicken Farm, à Montagne-Goyave.
La ferme est ultramoderne et est dotée d?un abattoir, d?une chambre froide, réglée à deux degrés, pour garder les poulets au frais après l?abattage, et d?un appareil pour plumer les volatiles. Elle a été conçue par l?époux de Christine, Wilbert Bes, un fermier hollandais, qui a une grande expérience de l?élevage des animaux.
Actuellement, la ferme compte 3 400 poulets. Chaque semaine, elle produit 400 poulets qui sont écoulés sur le marché rodriguais. Le couple mise beaucoup sur la qualité du produit mis sur le marché et l?hygiène est scrupuleusement respectée. ?Les poulets, une fois mis dans des sacs plastiques, sont vendus à la foire ou placés dans des boutiques ou les supermarchés. Il y a aussi des gens qui viennent à la ferme pour acheter des poulets sur pattes ?, explique Christine.
Le couple s?est installé il y a deux ans à Rodrigues avec ses deux enfants, Loretta, 6 ans, et Tessa, 3 ans. ?J?ai passé 13 ans en Allemagne où j?ai travaillé dans l?agriculture, mais l?appel de mon île a été plus fort. C?est pourquoi je suis revenue?, confie Christine.
Parcours de combattant
Les tâches sont bien réparties dans ce business. Wilbert s?occupe de l?élevage alors que José Boodhoo, le père de Christine, se charge temporairement du gardiennage de la ferme. Christine, qui est d?une gentillesse contagieuse, se consacre plutôt au marketing et à la vente.
Pour réaliser ce projet, le couple a dû effectuer un véritable parcours de combattant. Chistine et Wilbert ont dû attendre au moins une année avant d?avoir un terrain à bail d?une superficie de 9 000 mètres carrés à Montagne-Goyave. Le terrain se trouve loin de toute habitation et d?un endroit difficile d?accès. Ils ont dû faire aménager un sentier pour s?y rendre en 4 x 4.
Ils n?ont pas reculé devant les nombreux obstacles : ils n?ont ni point d?eau ni électricité. Pour pallier ces problèmes, ils ont installé un générateur et doté la ferme d?un flexitank d?une capacité de 3 000 litres d?eau. ?J?espère que nos démarches en vue d?avoir l?électricité aboutiront le plus tôt possible?, dit Christine.
Le couple, qui habite actuellement à Port-Mathurin, compte construire sa maison sur le terrain. Même si l?endroit est quelque peu austère, il y a quand même une vue magnifique sur Baladirou et Grand-Baie.
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