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Pearle Beach prend la plage publique

3 janvier 2007, 00:00

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La plage publique de Flic-en-Flac se rétrécit comme une peau de chagrin. En effet, une bonne partie a été louée à l?hôtel Pearle Beach qui y a déjà commencé la construction de bungalows. Deux autres parties de cette plage ont aussi été louées à des entrepreneurs. Le premier construira un centre nautique à côté de l?hôtel et le deuxième, un ex-garde du corps d?un ex-Premier ministre, y aménagera un restaurant.

La décision d?accorder de l?espace à l?hôtel Pearle Beach sur la plage publique a été prise après que des ?experts? eurent conclu que le restaurant de cet hôtel, situé quasiment sur la plage, est source d?érosion dans la région. Ils affirment que les vagues qui frappent les murs de ce restaurant retournent avec force vers la barrière corallienne, creusant et érodant la plage sur environ cinquante mètres. Un mur de gabion s?est avéré inefficace : il s?est effondré devant la puissance des vagues.

Il a été ainsi décidé de démolir une partie du restaurant et de la reconstruire en retrait. Pour compenser la perte du terrain rendu à la nature, le ministère des Terres, alors sous la tutelle de l?ancien ministre Choonee, avait décidé d?accorder une partie de la plage publique à l?hôtel Pearle Beach. Les travaux de démolition et de construction vont bon train, pendant la fermeture actuelle de l?établissement.

Les promoteurs du centre nautique et du restaurant n?ont pas encore commencé leur construction. Mais l?évaluation de l?impact sur l?environnement (EIA report) a été approuvée et la letter of intent émise. L?actuel ministre des Terres a en fait approuvé des décisions prises par Mukeshwur Choonee de l?ex-gouvernement MSM-MMM à propos des centres nautiques et des restaurants à Wolmar, au Morne et à Choisy, notamment.

L?actuel ministre des Terres, Asraf Dulull et des Terres a systématiquement refusé de communiquer à l?express les noms des bénéficiaires des plages publiques pour la construction des centres nautiques et des restaurants dans tout le pays. Un technicien de ce ministère a cependant confié que ces constructions sont un moyen détourné pour la construction de bungalows qui seront loués ou vendus très cher. Il affirme qu?un des promoteurs a déjà commencé une campagne de marketing.

Les plages publiques se révèlent insuffisantes pour les Mauriciens. En week-end, il est déjà quasiment impossible de trouver de l?espace sous les filaos.

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