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Les consommateurs fixés sur le nouveau prix des produits pétroliers
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Les consommateurs fixés sur le nouveau prix des produits pétroliers
Les yeux sont braqués sur l?Automatic Pricing Mechanism (APM) concernant les prix de l?essence, du diesel et du gaz ménager. Le comité technique se réunit aujourd?hui comme il le fait chaque début de trimestre pour ajuster, si besoin est, le prix de vente au détail des carburants. Le diesel et l?essence devraient profiter de la détente des cours pétroliers sur le plan mondial, tandis qu?il existe une forte probabilité que le gaz ménager (gaz liquéfié) subisse une nouvelle hausse après celle d?octobre. Mais ces variations ne devraient pas être fortes.
En effet, lors du dernier exercice de l?APM, le prix du gaz avait augmenté de 5 %. La bonbonne de gaz de 12 kg, la plus prisée des ménages, était passée de Rs 300 à Rs 315. Celle de 6 kg était passée de Rs 150 à Rs 157,50, et la bonbonne de 5 kg de Rs 125 à Rs 131,25.
C?était la première fois que le gaz liquéfié était sujet à l?APM. Le comité avait décidé de répercuter la hausse du coût de ce carburant sur le marché mondial sur le prix au détail. Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre car la State Trading Corporation (STC), chargée d?importer les carburants, a absorbé les augmentations de coût pendant plusieurs années.
En tout cas, les fournisseurs s?attendent à une nouvelle majoration des prix. La marge accordée aux stations-service pour la distribution de ce produit connaîtra une hausse dans le cadre de l?exercice de l?APM aujourd?hui.
L?essence et le diesel bénéficient, eux, d?une meilleure conjoncture. La baisse du cours du brut sur le marché international devrait profiter aux consommateurs. Dans les milieux du gouvernement, l?on prévoit même une baisse du prix de l?essence.
Lors du dernier exercice, le litre d?essence était passé de Rs 37,55 à Rs 40,60. Celui du diesel avait baissé, passant de Rs 32,72 à Rs 30,20. ?Le prix des produits pétroliers sur le marché international a certes baissé, mais l?APM doit tenir compte de plusieurs autres facteurs avant de fixer le prix?, estime un haut cadre d?une compagnie pétrolière.
Après un troisième trimestre marqué par une explosion des prix (frôlant la barre des $80 le baril de brut), le marché pétrolier a connu une accalmie durant les trois derniers mois de l?année. Le prix du baril tournait autour des $60 la semaine dernière.
Les raisons de cet apaisement sont multiples. D?abord, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont entretenu la nervosité en juillet-août, ont été atténuées. Le conflit israélo-libanais a été maîtrisé. Les stocks sont, par ailleurs, à un niveau raisonnable, tandis que l?hiver dans l?hémisphère nord n?a pas été rude.
Parité roupie-dollar
La structure du coût des produits pétroliers raffinés se décline ainsi : le cours de base, appelé Platts, auquel il faut ajouter les primes qui incluent le fret, l?assurance et les marges des intermédiaires. Les cours Platts pour les différents carburants sont publiés. Les prix sont fixés et il n?y a pas moyen de négocier. La seule marge de man?uvre intervient sur les primes.
Les cours Platts reflètent les prix du baril brut sur le marché international. Platts devrait ainsi afficher une détente, à l?image des cours du brut.
Le prix Platts et les primes constituent le prix CIF (cost, insurance and freight) du produit au déchargement à Maurice. Dans le cadre de l?APM, la valeur de base du produit au déchargement est calculée en additionnant la moyenne du CIF durant le trimestre précédent aux droits d?accises, aux gains sur les couvertures des risques durant le trimestre précédent et aux gains exceptionnels réalisés sur les stocks du dernier ajustement de prix.
Une fois la valeur de base déterminée, le comité technique de l?APM doit inclure dans le calcul d?autres éléments dont la contribution à la Road Development Authority, le coût total à la STC, le prix de transfert de la STC, les marges des distributeurs en gros et celles des détaillants.
La parité roupie-dollar reste un élément incontournable dans l?équation. Une trop grande dépréciation de la roupie face au billet vert peut neutraliser les avantages de la détente du cours mondial du pétrole.
<B>Akilesh ROOPUN</B>
MARCHÉ
Pénurie de gaz ménager
Nombre de consommateurs se sont retrouvés sans gaz ménager pour le Nouvel an et hier. Les stations-service et boutiques n?avaient pas de bonbonnes remplies. Ces commerces justifient cette pénurie en arguant que ?depuis plus de deux jours, les camions livreurs de bonbonnes de gaz ne sont pas passés à cause des fêtes de fin d?année?. D?autres commerçants soulignent que des consommateurs, ayant eu vent d?une hausse de prix du gaz, se sont rués pour en acheter. Mais les compagnies commercialisant le gaz ménager ne partagent pas ces arguments. S?il est vrai qu?elles n?ont pas livré certains revendeurs les 1er et 2 janvier, de nombreux commerces disposent d?un stock suffisant, disent-elles. Bernard Dupont, directeur commercial de Total, déclare : ?Il est bizarre qu?il y ait une pénurie de gaz ménager. Il y a eu des livraisons même le 31 décembre. On sait toutefois que des stations-service doivent être approvisionnées en bonbonnes de gaz remplies tous les jours. Mais cela ne concerne pas tous les revendeurs.?Cette pénurie pourrait donc être artificielle, puisque les commerçants ont eu vent d?une hausse assez conséquente du prix du gaz. Ils se basent sur la promesse du ministre du Commerce de revoir à la hausse la marge de profit des revendeurs à partir d?aujourd?hui.
D?autre part, les stations-service n?ont par contre pas été prises d?assaut pour l?essence et le diesel. Les pompistes de service hier pouvaient discuter avec leurs collègues sans être interrompus par l?arrivée de véhicules. L?estimation d?une baisse de prix en est la cause.
<B>Bernard SAMINADEN</B>
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