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Dulull rencontre les squatters de Bois Marchand
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Dulull rencontre les squatters de Bois Marchand
Jamel n?a que huit mois. Il vient de sortir de l?hôpital et il dort avec ses parents et trois autres familles en plein air. Depuis leur évacuation pour occupation illégale des terres, quatre des neuf familles, campent sous une tente à Bois Marchand, attendant l?aide de l?Etat. C?est ainsi que ces familles abordent leur treizième jour à côté de l?autoroute, sous le soleil et la pluie.
Le ministre Asraf Dulull, qui les rencontrés hier, leur a demandé d?entamer les procédures pour qu?ils aient un terrain de l?Etat. Cependant, a souligné le ministre, ? ce n?est pas parce que ce sont des squatters qu?ils seront sur la liste prioritaire. Plusieurs personnes attendent depuis longtemps?. Le ministre Dulull ajoute qu?une des mères de famille a même présenté des excuses, reconnaissant l?illégalité de son acte. ?Je le répète il ne faut pas mélanger la pauvreté et l?illégalité. Le gouvernement a une politique pour les pauvres en matière de logement mais il ne faut pas que certaines personnes en abusent. La loi va sévir?, soutient Asraf Dulull.
Bien qu?il ne dise pas insensible à leur sort, il leur demande d?évacuer le terrain pour le moment. Une des mères de famille lui a alors fait part du fait qu?elle a, en plusieurs occasions, fait des demandes qui n?ont pas abouti.
A ce sujet, le ministre soutient qu?il va s?occuper personnellement de ce dossier ?pour voir si injustice a effectivement eu lieu et si tel est le cas, il sera question de la réhabiliter dans son droit?.
Mais le discours est tout autre chez les familles. ?Nous n?avons pas les moyens de faire autrement. Il faut que l?Etat nous aide au plus vite. Le ministre nous demande seulement de renouveler les demandes.?
Cette fermeté vis-à-vis des squatters de Bois-Marchand se veut être un signal fort. Il est aussi question que la situation des squatters fasse l?objet d?une étude du Trust Fund for the integration of Vulnerable Groups pour connaître véritablement les besoins des familles. L?enquête n?a toutefois pas démarré. Entre-temps, Jamel joue dans la boue, se trempe au risque d?être encore une fois hospitalisé quand il pleut?
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