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Raddhoa : ?Je n?ai pas accusé Josiane Tostée de meurtre?
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Raddhoa : ?Je n?ai pas accusé Josiane Tostée de meurtre?
Le surintendant de police Prem Raddhoa a encore été soumis hier, au tribunal de Mapou, à un feu roulant de questions de l?avocat de la défense. Le magistrat Azam Neerooa entendait la suite du contre-interrogatoire du patron de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) dans l?enquête préliminaire relative au meurtre de la styliste Vanessa Lagesse.
L?avocat Ivan Collendavelloo, senior counsel, qui représente le suspect Bernard Maigrot, a demandé à Prem Raddhoa les raisons pour lesquelles il a arrêté Josiane et Maurice Tostée, respectivement mère et beau-père de la victime. Le policier a précisé qu?il n?a jamais accusé Josiane Tostée d?avoir tué sa propre fille. L?arrestation du couple Tostée, a-t-il dit, s?est faite sur des soupçons raisonnables (reasonable suspicions).
<B>Q: Me Collendavelloo : Dans le cadre de cette enquête, avez-vous rencontré Mme Josiane Tostée pour la première fois le 28 mars 2001 à 20 h 15 ? </B>
<B>R </B>: Je ne me souviens pas de la date. La première fois que j?ai rencontré Mme Josiane Tostée, c?était un après-midi dans les locaux de la CID de Curepipe, en compagnie de son avocat, Me Hervé Duval Jr.
<B>Q : Si quelqu?un dit que vous l?aviez rencontrée le 28 mars 2001, êtes-vous d?accord ? </B>
<B>R</B> : Je dois d?abord voir le document auquel l?avocat fait référence. (NdlR : après consultation du document, il répond par l?affirmative).
<B>Q : Vous lui aviez parlé dans votre bureau ? </B>
<B>R</B> : Oui.
<B>Q : Vous lui aviez dit avoir reçu des appels téléphoniques de gens de toutes les couches sociales du pays réclamant votre intervention pour élucider ce crime ? </B>
<B>R </B>: Il could be.
<B>Q: Vous lui aviez dit votre surprise parce qu?elle ne vous a pas appelé ? </B>
<B>R</B>: Je ne me souviens pas exactement des propos que j?ai tenus.
<B>Q : Combien de temps la conversation a-t-elle duré ? </B>
<B>R</B> : Pas trop longtemps.
<B>Q : Deux ou dix minutes ? </B>
<B>R</B> : Je ne sais pas.
<B>Q : Vous aviez procédé à l?arrestation de Josiane Tostée le 30 mars 2001 ? </B>
<B>R </B>: Oui. Mon équipe et moi.
<B>Q : Où était Josiane Tostée quand vous l?aviez appréhendée ? </B>
<B>R</B> : Elle venait de quitter la clinique.
<B>Q : Ce n?est pas ma question ? </B>
<B>R</B> : Dans la cour de la clinique Darné.
<B>Q : Vous l?avez arrêtée pour l?assassinat de Vanessa Lagesse ? </B>
<B>R</B> : Pas exactement. Josiane Lagesse était considérée comme quelqu?un qui détenait des informations importantes sur l?assassinat de sa fille.
<B>Q : Une inscription au ?diary book? (NdlR : registre) indique que Maurice Tostée et son épouse Josiane ont été arrêtés sur les instructions du commissaire de police relativement à l?affaire Vanessa Lagesse ? </B>
<B>R</B> : Oui. Il n?y a rien de préjudiciable ni de nuisible à cette inscription.
<B>Q : Avez-vous accusé Josiane Tostée d?avoir assassiné sa fille Vanessa Lagesse ? </B>
<B>R</B> : Non. A aucun moment je n?ai accusé Josiane Tostée d?avoir tué sa fille.
<B>Q : Donc elle est soupçonnée d?un délit ? </B>
<B>R </B>: Oui, de complicité, sur la base d?informations reçues à la police.
<B>Q : Mais Josiane Tostée a été accusée provisoirement d?avoir tué sa fille ? </B>
<B>R</B> : C?est le prosecutor (NdlR : procureur) qui a retenu cette charge contre elle, à partir d?informations qui lui ont été fournies.
<B>Q : Est-il vrai de dire que le 31 mars 2001, à 20 h 55, en présence du sergent Seebaruth, du caporal Fareedhun et de Me Hervé Duval Jr, vous avez dit à Josiane Tostée qu?elle allait être accusée d?avoir assassiné sa fille et qu?elle a répondu : ?Je ne suis pas d?accord avec ce dont on m?accuse? ? </B>
<B>R</B> : Oui, la dame avait raison. Après notre enquête, elle a été blanchie.
<B>Q : Donc vous aviez arrêté Josiane Tostée pour l?assassinat de sa fille ? </B>
<B>R</B> : Non. Je l?ai arrêtée sur des soupçons raisonnables (reasonable suspicions).
<B>Q : Que voulez-vous dire par suspicions ? </B>
<B>R</B> : Je voudrais dire que les policiers qui étaient sur les lieux du crime à Grand-Baie avaient remarqué des égratignures sur le bras gauche de Josiane Tostée. Interrogée, elle a expliqué qu?elles avaient été faites par des épines de rosiers. Le couple Tostée avait déserté Grand-Baie et n?a donné aucun signe de vie après le crime. It took the police a lot of trouble to lay hands on them. Ils ont également fait preuve d?attitude non coopérative envers la police.
<B>Q : Josiane Tostée a été détenue au poste de police de Pailles ? </B>
<B>R </B>: Oui. Elle a comparu devant le tribunal de Mapou sous une accusation provisoire d?assassinat sur sa fille.
<B>Q: Donc , il y a des implications que Josiane Tostée a tué sa fille ? </B>
<B>R </B>: Je n?ai pas dit ça.
<B>Q : Aviez-vous personnellement vu les égratignures sur Josiane Tostée ? </B>
<B>R</B> : Oui. Elles étaient à peine visibles.
A d?autres questions, Prem Raddhoa a répondu n?avoir jamais dit que Josiane Tostée avait menti, mais qu?elle avait peur de la vérité. Il a précisé que cette personne était recherchée par les enquêteurs pour les besoins de l?enquête en cours. Il a reconnu que Josiane Tostée a logé une action contre lui en Cour suprême et qu?il s?agit d?une stratégie pour le dénigrer et le discréditer.
Prem Raddhoa a précisé qu?il a interrogé Josiane Tostée après son arrestation le 31 mars 2001 et qu?elle a ensuite été transportée au Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC).
<B>Q : Mais le sergent Beehary dit qu?elle a été transportée à l?hôpital Candos ? </B>
<B>R</B> : Il se référait au PMOC qui se trouve dans l?enceinte de l?hôpital Candos. Counsel should not beat about the bush. He should come directly. He is losing the time of the Court.
<B>Q: We will talk about important things? </B>
<B>R</B>: It is high time.
Interrogé à propos de l?interview qu?il a donnée à un hebdomadaire, Prem Raddhoa a indiqué que les propos reportés ne reflètent pas la vérité car, dit-il, the reporter has his own way of reporting.
Me Priya Cheetoo, senior state counsel, a demandé un renvoi pour permettre à Prem Raddhoa de se rendre à l?étranger. Me Collendavelloo a objecté mais le magistrat a tranché en faveur de la poursuite. La prochaine audience est fixée à lundi, 18 décembre.
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