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Voyage au fil de la CMT

9 décembre 2006, 20:00

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Joindre l?agréable à l?utile. Rendre attrayant un lieu de travail où l?on passe les trois-quarts de son temps. Cette règle, la Compagnie mauricienne de textile (CMT) n?y a jamais dérogé. Pour preuve, le nouveau centre d?hébergement pour travailleurs étrangers de La Tour K?nig, qui offre une panoplie de services entre des murs aux couleurs gaies. Et les cantines, spacieuses et aérées, accueillent quelque 800 ouvrières chaque jour. Chaises confortables, placards pour ranger les effets personnels, tout a été pensé pour faciliter la vie des employés. Après les heures de travail, les ouvriers peuvent flâner dans des jardins bien aménagés ou effectuer des courses dans la boutique qui reste ouverte jusqu?à 23 heures. Le karaoké et le salon de coiffure attendent celles qui souhaitent se changer les idées. Que demander de plus?

FRANÇOIS WOO :

« Les employés sont essentiels à l?avancement de l?entreprise »

« C?est tout à fait normal de penser au bien-être de nos employés », déclare François Woo le Managing Director de la Compagnie mauricienne de textile. Le nouveau centre d?hébergement pour les employés expatriés de La Tour K?nig offre en effet un éventail de facilités.

Deux cantines de 400 couverts, une infirmerie, une boutique ouverte de 7 heures à 23 heures, un salon de coiffure et une salle de karaoké offrent de nouvelles perspectives aux travailleurs étrangers. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a inauguré ces nouvelles facilités, ainsi qu?une unité de confection, jeudi. La première pierre d?une deuxième filature, au coût de Rs 3 milliards, a également été posée.

Pour François Woo, ce centre d?hébergement n?est pas un luxe. « Les conditions de vie des expatriés ont été très décriées. C?est tout à fait normal que nous pensions à eux car ils sont un facteur essentiel à l?avancement de l?entreprise. C?est important de se sentir bien dans sa peau », souligne-t-il. Et à en croire une responsable des ressources humaines, le salon de coiffure remporte déjà un franc succès auprès des ouvrières chinoises.

Son souci de confort n?a pas été toujours compris. François Woo se souvient des premiers pas de la compagnie en 1989, quand il avait été critiqué par les membres du conseil d?administration pour ses propositions d?améliorer l?environnement de travail.

« Il y a 18 ans, lorsque j?ai proposé de poser du carrelage sur le sol de l?usine, le conseil d?administration n?avait pas compris où je voulais en venir. Je souhaitais que les locaux soient propres et, à l?époque le carrelage était un luxe. » Il a persévéré, en troquant les tabourets rigides des ouvrières contre des fauteuils pivotants plus confortables.

Donc, il n?y a rien de nouveau dans ce que l?on voit aujourd?hui. « Depuis sa création il y a 20 ans, l?entreprise a toujours favorisé le confort et l?environnement de travail de ses employés. Nous faisons la part des choses. » Et François Woo n?a pas l?air de vouloir s?arrêter en si bon chemin.

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