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Sida : les ONG saluent l’attitude des parlementaires
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Sida : les ONG saluent l’attitude des parlementaires
Satisfait d’avoir vu “des parlementaires sur une même longueur d’onde. Ils ont oublié leur couleur politique pour ne penser qu’à cette pandémie. Et ils méritent nos félicitations”. Nicolas Ritter, fondateur et porte-parole de Prévention, Information et Lutte contre le SIDA (Pils) s’est exprimé en ces termes, mardi.
Ce soir-là, lui-même et Dhiren Moher, président de cette ONG, sont restés à l’Assemblée nationale jusqu’à l’ajournement des travaux parlementaires à minuit et demie. Ils ont salué l’attitude des parlementaires pendant les débats sur le projet de loi HIV and Aids Bill qui a été adopté.
À propos du programme d’échanges de seringues, rendu possible par le biais de cette loi votée, Nicolas Ritter dit encore la satisfaction de son organisation : “Un autre aspect important pour Pils, c’est celui de la discrimination et de la stigmatisation des personnes vivant avec le virus. La clause 18 du projet de loi traite spécifiquement de cela et pénalise ceux qui feront preuve de discrimination à l’égard des porteurs du virus. Etant directement concerné, je me sens mieux protégé aujourd’hui, avec cette loi votée .”
Les explications du Premier ministre sur le fonctionnement du secrétariat du Sida (Aids Secretariat), qui sera chapeauté par le National Aids Committee, ont aussi rassuré Pils. “Le plan stratégique sur le VIH-SIDA jusqu’à 2005 est terminé. Maintenant, tout le monde navigue à vue, sans être fixé sur la destination. Je crois qu’avec ce Aids Secretariat, il y aura une meilleure coordination des choses. J’espère que ce seront des professionnels qui y siègeront”.
Boycott symbolique</B>
Pils rejoint l’opposition quant à la nécessité d’étoffer davantage le HIV and Aids Bill. Mais cette ONG considère toutefois qu’une page positive a été tournée, mardi, dans la lutte contre le SIDA. Cependant, l’organisation précise qu’elle jouera toujours son rôle de chien de garde pour s’assurer que les autorités rendent compte des décisions prises et des actes réalisés. “Le SIDA, ce n’est pas juste le 1er décembre qu’il faut s’en soucier. C’est à longueur d’année. Comme notre devise est qu’il faut être accountable (NdlR responsable), à la fin de 2007, nous veillerons à ce que les discours des parlementaires, mardi, soient appliqués.”
Quant à son boycott symbolique des activités gouvernementales le 1er décembre, Dhiren Moher souligne qu’il s’agisssait de donner un signal fort au gouvernement. Un signal entendu car, mardi après l’ajournement, le Premier ministre a donné l’assurance à Nicolas Ritter et au président de Pils qu’il les rencontrera en janvier. “Nous ne sommes pas là pour mettre des bâtons dans les roues mais, au contraire, pour fournir notre expertise dans la lutte contre le SIDA.”
Même si elle n’est pas restée jusqu’à l’ajournement des travaux parlementaires, Homa Mungapen, coordonnatrice du projet de lutte contre le VIH-SIDA au Conseil des religions, juge positif que cette maladie “soit une cause qui a rallié les parlementaires des différents partis politiques. Il y a certes pas mal de mesures à suppléer mais pour un premier jet, ce HIV and Aids Bill est très bon”.
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