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Le bénéfice du doute pour le ?maulana? Allyboccus

6 décembre 2006, 00:00

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Poursuivi pour relations sexuelles avec mineure, le maulana Amanoullah Allyboccus a été acquitté hier. La cour lui a accordé le bénéfice du doute. Dans son jugement, le magistrat Nicolas Ohsan-Bellepeau a déclaré que malgré le fait que la cour estimait que la plaignante a en grande partie raconté la vérité, l?absence de témoignages corroborant la thèse d?abus ne lui permettait pas de condamner l?accusé.

Le magistrat a, en effet, énuméré plusieurs raisons pour étayer ses propos. Il cite ainsi le fait que la victime ait, à un moment donné du procès, signifié son intention de ne pas aller de l?avant avec les accusations qu?elle avait portées contre le religieux. Il note que la plaignante déclare, dans une lettre à l?accusé, que toutes les allégations qu?elle avait faites à son égard sont fausses et qu?elle regrette le tort qu?elle a pu commettre. Dans cette même lettre, elle désigne un proche de sa famille comme étant l?auteur des abus sur sa personne.

La plaignante est aujourd?hui âgée de vingt ans. Elle avait accusé le religieux d?avoir abusé d?elle plus d?une dizaine de fois alors qu?elle n?avait que treize ans. Selon les allégations, le maulana a commencé à abuser d?elle en 1999. Elle étudiait alors, chez son grand-père, des cours coraniques. C?est du reste le maulana qui les lui enseignait et c?est ainsi, explique-t-elle, qu?elle aurait fini par nouer des liens d?amitié avec lui.

Mais le maulana aurait abusé d?elle à treize reprises, dont une fois dans un taxi en stationnement près d?un supermarché de Phoenix. Ce jour-là, dit-elle, elle était accompagnée de sa s?ur et l?acte aurait été commis alors que celle-ci était allée acheter des gâteaux. Elle aurait gardé le silence pendant plus de deux ans avant de pouvoir finalement en parler à son grand-père. Le prédicateur religieux a, suite à cela, été arrêté, puis relâché sous caution. Confronté à des lettres ?d?amour?destinées à la jeune fille, celui-ci admet en être l?auteur. ?C?est moi qui ai écrit ces lettres pour lui réitérer mon attachement.? Il nie cependant les accusations de relations sexuelles. ?C?est faux. Je connais très bien la victime. Elle est une de mes élèves. Cela fait huit ans que je donne des cours d?islam.?

Dans sa défense il dit aussi bien connaître le grand-père de la jeune fille . ?Je lui avais demandé la permission pour qu?on aille à Phoenix. Je n?ai jamais demandé à sa s?ur d?aller acheter des gâteaux. Je suis resté tout le temps dans la voiture avec le chauffeur de taxi. Je ne me rappelle pas ce que faisait celui-ci dans la voiture. Je n?ai jamais eu des relations sexuelles avec elle.?

Le prévenu était défendu par Mes Guy Ollivry Q.C. et Yanilla Moonshiram.

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