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Guerre ouverte à la FMM
Une querelle intestine fédérale. Une de plus. Celle-là concerne la Fédération mauricienne de motocyclisme (FMM) et prend des proportions alarmantes. Certains membres de la fédération ont envoyé un fax à la municipalité de Beau Bassin-Rose Hill pour tenter « d?annuler » la course du championnat de vitesse qui a finalement eu lieu dimanche dernier au Plaza.
Raison invoquée : « In no case has been any committee held to decide and approve this event » et « only members of two clubs of seven will be participating, making a maximum of 12 participants », écrivent-ils dans le fax.
« La municipalité m?a fait parvenir ce document deux jours avant la course pour une demande d?annulation de courses, signé par 3 membres », faisait ressortir Gervais Antoine, président de la FMM, hier lors d?un point de presse à La Flore Mauricienne à Port-Louis. « Or, les pilotes de deux de ces clubs ont participé pour un total de vingt-sept participants. Ces membres auront à rendre des comptes. La fédération ne reculera pas et ne cèdera pas au chantage et aux coups bas », ajoute-t-il aux côtés du secrétaire, trésorier, assistant secrétaire et vice-président de la FMM.
De retour du congrès de l?African Motorcycle Union qui a eu lieu récemment au Maroc, Gervais Antoine voulait répondre à ses détracteurs lors de ce point de presse.
« Il y a pas mal de déclarations dans la presse que je considère fausses et malicieuses et qui ont pour but de déstabiliser la fédération et éclipser le bon travail. Nous sommes sortis de l?anonymat pour être reconnus par l?African Motorcycle Union et le ministère de la Jeunesse et des Sports. A titre de comparaison, notre budget du MJS est passé de Rs 150 000 en 2003 à Rs 470 000 en 2006 », déclare-t-il.
La querelle intestine a proprement débuté le 4 novembre dernier lors d?une réunion du comité directeur. « Certains ont profité des incidents passés le 20 août dernier (NdlR : Bagarres au Centre commercial de Phoenix) pour venir dire que tout n?est pas bon. A l?agenda de la réunion, il y avait la restructuration de la fédération. Nous étions ouverts à toutes les propositions parce que nul n?est parfait. A ma grande surprise, nous nous sommes heurtés à un mur. Ces membres ont proposé l?arrêt total des activités. Le mot dissolution a été utilisé », raconte-t-il.
Le président de la FMM devait expliquer que pour qu?il y ait une dissolution selon les statuts de la FMM et le Sports Act, « il faut une convocation avec comme item à l?agenda : la dissolution et il faut une assemblée générale extraordinaire où 75% des membres sont d?accord. Or, les membres et les pilotes ne veulent pas qu?on arrête. D?ailleurs, pour la course au Plaza, il y avait vingt-sept pilotes présents ».
L?une des sources de tout cet imbroglio c?est la trésorerie de la FMM. « Tous les ans, il y a une assemblée générale. Les membres peuvent demander des informations sur les dépenses de la fédération. Nous n?avons jamais caché le livre des comptes de la fédération. D?ailleurs nous ne sommes pas des dirigeants qui cachent des documents. La porte reste toujours ouverte, comme pour la réunion de jeudi dernier et je dois dire que toutes les décisions prises le sont en concertation avec les membres présents », ajoute-t-il.
Pour Gervais Antoine, les clubs ont pour but de former, d?informer et d?encadrer les pilotes. « Si les présidents de club n?ont pas l?esprit sportif comment feront ses membres ? S?il le faut nous ferons un brainstorming. D?ailleurs je demande aux pilotes de faire confiance à la fédération car il y a des projets encore plus importants », insiste-t-il avant de conclure : « Dans les déclarations faites à travers la presse, je vais voir avec mon homme de loi s?il y a matière à poursuite. »
MIKE LI LUN YUK (PRESIDENT DU CLUB RIDERS TEAM)
<B>?C?est un one man show du président? Membre de la Fédération mauricienne de motocyclisme (FMM), Mike Li Lun Yuk fait partie de ceux qui se posent des questions sur la gestion de la FMM. ?C?est un comité qui doit diriger la fédération, pas le président parce qu?il n?est qu?un exécutant. Or c?est lui qui prend les décisions, c?est un one man show?, lance-t-il d?emblée.
Il cite quelques exemples. ?Pour les courses à la Réunion et en Afrique du Sud (NdlR : prévues ce mois-ci), il n?y a pas eu de critères de sélection?, avance-t-il. ?Il y a une somme de Rs 75 000 qui a été dépensée pour le logement et déplacement des Réunionnais. On n?a pas de comptes détaillés. On dépense une somme pareille pour des Réunionnais alors que certains pilotes mauriciens n?ont même pas assez d?argent pour acheter de l?essence pour venir et participer aux courses?, renchérit-il. ?Il y a aussi le fait que Rodrigues n?ait pas été averti des courses qu?il y a à la Réunion le 10 décembre alors qu?il y a deux clubs rodriguais qui payent leur affiliation. Ils auraient pu y participer?, souligne Mike Li Lun Yuk.
Il argue aussi que la FMM aurait dû accepter de revoir l?affaire de suspension d?un an des frères Chung Fat Wah. ?Ils ont fait appel de leur suspension. Dans une logique des choses, il fallait revoir l?affaire avant de relancer les activités?, fait-il ressortir avant d?ajouter : ?Pour moi, il faut dissoudre la fédération?.
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