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Marge de sécurité
Des bébés qui gazouillent, des cris de joie des enfants. Toute une marmaille qui joue sous les yeux des parents.
Ambiance de vacances pour tout le monde. De l?aïeule assoupie, le cou pendant du bord d?un transat, à la maman qui entre dans l?eau (jusqu?aux genoux) tout habillée, en passant par le papa boute-en-train. Les soucis du quotidien sont loin.
Et puis on imagine. Au bord de la rivière artificielle, la tête qui tourne. Le c?ur qui s?emballe avant de lâcher. Une personne d?un âge certain qui tombe à l?eau. Un malaise ayant eu raison d?elle.
Rakesh Ragoobeer, Head of Operations au Waterpark & Leisure Village précise : «Dans ce cas précis, il n?y va pas de notre responsabilité. Nous prenons toutes les précautions.» C?est donc en sa compagnie, et celle de Swaraj Gunness, Chief Life Guard au parc d?attractions de Belle-Mare, que nous ferons le tour des installations.
Premier arrêt, les casiers mis à la disposition du public pour y conserver les objets de valeur : portefeuille, portable, bijoux, etc. «Nous insistons pour que les gens enlèvent leurs chaînes.» Rakesh Ragoobeer explique : «Il y a une seule clé pour ces casiers, quand un client perd la sienne, nous détruisons le double sous ses yeux.»
Immédiatement après, c?est la fouille des sacs par deux agents de sécurité. Ils doivent s?assurer que les participants n?entrent pas avec à manger et à boire.
Nous passons devant le carrousel bariolé. Swaraj Gunness indique qu?il faut faire au minimum 1m10 pour faire un tour de manège. Que c?est une distraction déconseillée aux cardiaques et hypertendus. Que les autos-tamponneuses sont interdites aux moins de trois ans, même accompagnés. «Il y a une équipe de 25 maîtres nageurs âgés de 18 à 25 ans, formés en premiers secours. Nous avons aussi une salle où sont prodigués les premiers soins en cas de besoin.»
Le soleil éclaire les panneaux que nous croisons en route. Colorés et écrits uniquement en anglais, ils sont placés en évidence au pied des marches de chaque toboggan. Il prévient que les femmes enceintes ne sont pas admises, et que les enfants de moins de dix ans doivent être accompagnés. Des conditions assorties d?une police d?assurance, qui en cas d?hospitalisation, par exemple, passe les frais au Waterpark.
L?eau contrôlée trois fois par jour
Toboggan jaune. Moment de vérité pour Poonam Muthy et Hema Gokhool, deux adolescentes de Ph?nix. L?une de leur tante donne son opinion en sortant de l?eau : «Oui bizin ena plis sekirite, me fode nou fer atantion non. Ou pa kit zanfan koumsa mem.»
Deux maîtres nageurs sont postés en haut du toboggan, et un autre en bas. «Donovan, signale enn zanfan pe dessan.» Un petit qui partira pour sa glissade non sans avoir entendu une voix lui dire : «Bye, maman love you. Fer atention pa devire.» Le maître nageur s?exécute. Deux coups de sifflet et des gestes de la main à l?intention de son collègue, en bas. Swaraj Gunness décode : un coup de sifflet, c?est pour que le client sorte de l?eau. Deux fois, pour la communication entre maîtres nageurs. Trois fois, c?est l?alerte.
«En cette période, nous recevons au minimum 500 personnes», affirme le Head of Operations. Il attire notre attention sur les plaques fixées au mur des différents bassins, indiquant la hauteur de l?eau. Jacuzzi, piscine à vagues, la plongée n?est pas autorisée.
Quant à la qualité de l?eau, elle est contrôlée trois fois par jour, «en accord avec les normes de la World Waterpark Association», précise Rakesh Ragoobeer. «C?est une question d?hygiène et aussi pour prévenir les problèmes de peau.» Et les cas de récalcitrants ? évidemment, il en existe. «Tout est une question d?attitude. Il ne s?agit pas de venir chez nous, de consommer de l?alcool plus que de raison et d?avoir un comportement grossier.» Quand cela arrive, c?est la porte. «Si c?est nécessaire, le client est remboursé.»
Casela Nature & Leisure Park
Des dangers pour le visiteur ? C?est dans l?autre sens qu?Anne-Christine Herbst, marketing manager au Casela Leisure Park aborde la question. Elle parle plutôt du danger que représentent certains membres du public pour les animaux du parc, notamment les paons vivant hors des cages. «On leur jette des pierres, on leur donne des coups de bâton.» Toutes sortes de petites misères qui n?échappent pas à la vigilance de la sécurité. Dès l?entrée, les visiteurs sont passés au crible. «On sait qui cause le plus de problèmes. Ce sont les adolescents en bande.» Anne-Christine Herbst remarque : «Les professeurs ne peuvent pas faire grand-chose dans ces cas-là. Ces ados aiment faire le pitre pour s?amuser. Ils sont suivis pas à pas par nos agents.» Ceux qui passent outre aux instructions, sont immédiatement mis à la porte. La responsable de reconnaître que les jeunes enfants sont, eux, «irréprochables». Pour elle, le seul cas de danger potentiel « aurait pu être les tigres, mais ils sont hors d?atteinte».
Programme Spécial Vacances
Pravin Adjodha, Senior Youth Officer au centre de jeunesse de Roche-Bois nous explique l?encadrement prévu pour les jeunes âgés de 14 à 25 ans, qui participent aux activités du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Lors des randonnées en montagne, «c?est la Special Mobile Force qui nous accompagne». Avec une proportion d?environ dix officiers pour un bus de 60 places. Quand les jeunes vont à la plage, ou sur les îlots avoisinants, ils sont encadrés par des éléments de la National Coast Guard. Autre exemple : lors du National Youth Rally, qui a eu lieu la semaine dernière, une dizaine de volontaires de la Croix Rouge étaient dans les rangs.
Pravin Adjodha précise : «Tous les groupes sont accompagnés par deux animateurs et un officier du ministère. Ils sont couverts par une police d?assurance.»
Qui n?a pas déjà vu ces jeunes filles voulant faire de l?escalade, qui se pointent en jupes longues et avec des talons hauts menaçant de leur tordre la cheville à chaque pas. Le Senior Youth Officer répond : «Avant la sortie, nous informons les participants sur le type de vêtements qu?il convient de porter, sur la nécessité de s?hydrater, sur la forme physique. Si quelqu?un ne respecte pas ces conditions, on peut le renvoyer au centre de jeunesse.»
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