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Le bateau de la controverse : l?autre version
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Le bateau de la controverse : l?autre version
Nila Patrick Juriens, le ressortissant suisse critiqué par des habitants de Bambous-Virieux pour avoir obstrué la rampe que les pêcheurs empruntent d?habitude avec leur moteur sur le dos, donne sa version des faits. Dans une lettre qu?il a fait parvenir à Anil Bachoo, le ministre de l?Environnement, il donne les raisons qui le poussent à agir ainsi en précisant qu?il a la nationalité mauricienne. ?On me reproche l?emplacement de mon bateau. Mais savez que ça fait plus que quinze ans que je le mets à cet endroit précis. En fait, un pêcheur culotté voulait me prendre cette place sous prétexte que le gouvernement, après avoir endommagé la jetée de mise à l?eau que j?avais fabriquée à mes frais il y a 15 ans, l?avait réparée. Je ne la revendique pas comme mienne mais j?estime être en droit d?utiliser, comme chaque pêcheur, un espace sur le bord de la mer pour mettre mon bateau?? ?.
?On me reproche d?avoir refusé la destruction d?un mur qui a été construit il y a une quinzaine d?années pour me protéger des nuisances de la route et de la curiosité désagréable de certains villageois. Il faut savoir qu?en mars dernier, j?ai expliqué à l?honorable Burty David les raisons de ma réticence à la destruction du mur et que le ministre a compris le problème et a fait ce qu?il fallait pour que le mur ne soit pas détruit.?
Savez-vous que sur le plan du cadastre du gouvernement, il est prévu, depuis des décennies, un emplacement pour un trottoir sur le côté de la route où se trouvent les habitations
En construisant le trottoir sur le côté mer, il n?y a aucune habitation et il serait de toute façon inutilisable en en gros temps. S?il desservait tout le début du village, on obligerait les enfants à traverser la route et à prendre ainsi des risques inutiles. Le bon sens même nous met devant le fait que le trottoir doit être aménagé du côté de la route où se trouvent les habitations. . De toute évidence ceux qui suggèrent un trottoir du côté du bord de mer ne se soucient pas de la sécurité des enfants. Leur intérêt est beaucoup moins avouable. Ils espèrent simplement qu?une fois le mur détruit, ils pourront empêcher les contracteurs engagés par le gouvernement de le reconstruire à la même hauteur afin qu?ils puissent redonner libre cours à leur curiosité malveillante.
En ce qui concerne, le jardin public, il explique que certains villageois veulent le provoquer par ?un discours démagogique?. Ils jouent à des jeux d?argent pendant toute la journée et jusqu?à fort tard dans la nuit juste sous les fenêtres de ma maison, alors qu?ils ont 50 mètres à leurs disposition. Qui accepterait de voir et d?entendre chaque jour sous sa fenêtre des personnes jouant, buvant et proférant de mauvaises paroles ? Suis-je en tort si je vais me plaindre à la police ?
Qui accepterait de subir durant des années que des personnes malveillantes viennent mettre devant sa maison des animaux morts en putréfaction ?
Faisant référence aux allégations selon lesquelles il tient le village de Bambous-Virieux en otage, le Suisse réplique : ? Ce qui est vrai et cela mes détracteurs se sont bien gardés de le dire. Le village de Bambous-Virieux m?a donné la citoyenneté d?honneur en 1997 pour avoir encouragé et financé, avec deux amis, le nettoyage deux fois par semaine du bord de mer du village pendant plusieurs années ?.
En ce qu?il s?agit du compost, Nila ne voit pas en quoi cela nuit au bien- être public car cela n?est pas de la pollution mais des engrais verts qui favorisent la protection de la nature.
Il demande au ministre de l?Environnement de faire la lumière et de voir la vérité dans cette affaire.
« Pour ce qui est de mon bateau, je n?utilise que l?extrémité de cette jetée qui est l?endroit le plus dangereux pour les promeneurs à cause des algues glissantes.
Il demande au ministre Bachoo de lui donner l?autorisation, dans un esprit d?équité et de justice, de pouvoir continuer de laisser son bateau à cet endroit qu?il occupe depuis plus de quinze ans.
Réagissant aux demandes de Nila, une source autorisée au ministère de l?Environnement a fait comprendre que s?il a outrepassé ses droits, il devra subir les conséquences comme l?exige la loi. « Il n?y aura pas de compromis », insiste le porte-parole du ministère avant de demander aux habitants du village de Bambous-Virieux de veiller eux aussi à agir dans l?égalité et de faire la part des choses.
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