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Transport aérien : trésorerie négative à l’aéroport Roland Garros

16 novembre 2006, 00:00

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Roland-Garros terminera l’année avec une trésorerie négative de près de sept millions d’euros. Titulaire de la concession, la Chambre de commerce et d’industrie négocie actuellement avec l’État. Tous les investissements sont gelés.

Roland-Garros bouclera l’exercice 2006 avec une trésorerie négative de 6,9 millions d’euros, un chiffre qui n’a cessé de croître depuis quelques mois. Si la plate-forme aéroportuaire ne disposait pas de recettes externes à son exploitation, c’est-à-dire si elle n’était pas adossée financièrement à son autorité de tutelle, elle devrait, en toute logique comptable, déposer son bilan.

“La structure est virtuellement en cessation de paiement. Seul le soutien de la CCIR lui permet d’échapper à ce type de procédure”, a reconnu, récemment, Éric Magamootoo, le président de l’organisme consulaire. Comment en est-on arrivé là ? Les causes sont, en fait, multiples. A elle seule, l’épidémie de chikungunya impactera le chiffre d’affaires de l’aéroport à hauteur de quatre millions d’euros cette année, des recettes aéronautiques non perçues liées directement à la chute du trafic de passagers et à la baisse du nombre de mouvements aériens. Mais la crise sanitaire n’explique pas tout.

<B>Attentats du 11 septembre</B>

Depuis décembre 2001, date du renouvellement de la concession, Roland-Garros a dû faire face à une succession de crises. Les attentats du 11 septembre d’abord, les disparitions d’Air Lib et d’Air Bourbon ensuite, les contentieux avec l’État enfin, ont plombé les résultats. Pour mémoire, la Chambre de commerce doit actuellement à l’administration fiscale plus de cinq millions d’euros.

Pour sortir de l’impasse financière dans laquelle elle se trouve, l’institution se tourne naturellement aujourd’hui vers le gouvernement. Hier Éric Magamotoo a insidieusement rappelé que la CCIR avait consenti à l’État d’importantes avances (plus de deux millions d’euros) pour financer les nouvelles mesures de sûreté et que ces sommes n’avaient toujours pas été remboursées.

La mise au point n’a toutefois qu’une valeur symbolique. Car même si ces créances étaient subitement recouvrées, celles-ci ne suffiraient pas à renflouer durablement les comptes. Alors pour relancer structurellement la machine, le président de la Ccir veut actionner plusieurs leviers.

<I>© L’express de Madagascar</I>

COOPÉRATION

<B>Visite d’une délégation québécoise à la Réunion </B>

■ Une délégation de 21 représentants d’établissements supérieurs, dont deux universités, en provenance de huit régions du Québec, séjourne dans l’île du 13 au 26 novembre.

Conduite par M. Jacques Robert, vice-ministre adjoint à l’Intégration, à la régionalisation et aux relations interculturelles au ministère de l’Immigration et des communautés culturelles, la délégation vient faire le point sur des relations entamées il y a trois ans dans l’espoir de faire grandir la coopération entre le Québec et La Réunion sur la base d’une mobilité choisie.

La mission 2006 conduite par Jacques Robert est la plus importante décidée par le Québec pour conforter la coopération avec les jeunes Réunionnais et leur famille.

Les membres de la délégation sont des représentants d’établissements d’enseignement supérieur de huit régions du Québec 19 Collèges d’enseignement général et professionnel (CEGEP) et deux universités – venus présenter les programmes de formation qu’ils proposent aux jeunes Réunionnais, avec l’éventualité, pour ceux qui le voudraient, de rester travailler là-bas.

“Cette option n’existait pas au début de nos relations avec le Québec et c’est une amélioration notable que de permettre aux jeunes de travailler au Québec s’ils le veulent”, a noté Anick Le Toullec, élue régionale en charge de la Formation professionnelle qui, avec Raymond Mollard, président suppléant de la Commission du développement humain, accompagnait le Président de la Région, Paul Vergès, dans l’accueil à la délégation québécoise.

Les élus de la Région avaient avec, eux, un représentant de l’ANPE, le président de l’ANT, Michel Boyer et le Président de la CCIR, Eric Magamootoo. Tous ont souligné l’importance d’œuvrer à un résultat qui soit l’insertion professionnelle des jeunes migrants et la réussite de leur expatriation, quelle que soit la destination, Afrique du Sud ou Québec. L’ANPE, pour sa part, travaille aussi avec le Québec sur des offres d’emploi non pourvues, dans le cadre de la mobilité professionnelle.

Au nom des responsables des collèges et des universités québécois, déjà répartis en deux groupes distincts dans des établissements de Saint-Denis, les deux responsables politiques de la délégation ont exposé leurs motivations et leur programme

L’express de Madagascar</I> <B>Source : © Témoignage</B>

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