Publicité

Chand Bhadain nie toute responsabilité dans les torts reprochés à BPML

16 novembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Chief Executive Officer (CEO) de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), Chand Bhadain, se démarque des manquements évoqués dans la gestion de cette compagnie étatique. Hier, dans les locaux du Central Criminal Investigation Department (CCID), il a expliqué que l?exercice d?appel d?offres de même que l?allocation du contrat pour la construction des appartements du cyber village avaient eu lieu avant qu?il n?assume ses fonctions, soit en juin 2003. Et les bâtiments, ajoute-t-il, étaient déjà construits.

Le CEO, qui décline ainsi toute responsabilité quant aux malversations alléguées sur la gestion de BPML, a également expliqué le fonctionnement de cette compagnie ainsi que ses subsidiaires. L?allocation des terres d?Ebène aux sociétés privées a aussi été abordée.

A ce stade de l?enquête, Chand Bhadain n?est pas considéré comme un suspect. Nous avons d?ailleurs appris que sa déposition n?a pas été consignée ?under warning? (l?avertissement d?usage donné aux suspects, les informant que leurs déclarations peuvent être utilisées comme preuves contre eux au cours d?éventuelles poursuites).

?Extravagance inexplicable?

Hier, il a été confronté à certains extraits du rapport du Fact-Finding Committee qui avait été mis sur pied en janvier et était présidé par Harris Balgobin, ancien président du Tribunal d?arbitrage permanent. Il a eu comme assesseurs Raj Busgeet, expert-comptable, et Bruno Dumazel, arpenteur juré et consultant en développement immobilier. Le rapport note que le cyber village est un des principaux projets de BPML réalisé au coût de Rs 540 millions soit Rs 150 millions de plus que les estimations. Les dépenses encourues pour sa construction y furent qualifiées d??extravagance inexplicable?.

Chand Bhadain sera de nouveau interrogé aujourd?hui par l?assistant surintendant Heman Jangi, du CCID. Une équipe comprenant les inspecteurs Chandan Ragoonundun, Sebastien Joseph et le sergent Dawoojee l?épaule dans sa tâche. L?enquête est placée sous la direction de l?assistant commissaire de police Tangavel Seerunghen.

Publicité