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Blair souligne l’enjeu du conflit israélo-palestinien
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Blair souligne l’enjeu du conflit israélo-palestinien
Le Premier ministre britannique a estimé devant une commission américaine bipartisane sur l’Irak qu’il fallait faire avancer la résolution du conflit israélo-palestinien pour obtenir le soutien des pays arabes à un éventuel nouveau plan pour l’Irak.
Tony Blair s’est exprimé pendant une heure environ, par visioconférence, devant le Groupe d’études sur l’Irak, qui doit formuler des recommandations au président américain George Bush d’ici un mois sur la stratégie à mener en Irak.
Tony Blair a affirmé qu’il fallait trouver une solution au conflit entre Israéliens et Palestiniens qui ait l’aval des pays de la région afin de faire pression sur la Syrie et l’Iran pour qu’ils cessent de soutenir le terrorisme et qu’ils contribuent aux initiatives en faveur de la paix.
“Le facteur le plus important, selon Blair, pour obtenir le soutien des pays musulmans modérés à un nouvel Irak, serait de faire avancer le dossier israélo-palestinien dans le cadre d’une stratégie globale pour le Proche-Orient - un point sur lequel le Premier ministre a insisté devant le Groupe d’études”, a déclaré son porte-parole . Blair a dit aux “sages” de la commission américaine que le gouvernement irakien était conscient que ce qui se passait au-delà de ses frontières était tout aussi important que les questions intérieures.
Une coalition de pays musulmans modérés unis sur la question israélo-palestinienne et sur l’Irak obligerait la Syrie et l’Iran à “penser à deux fois” avant d’attiser les violences interconfessionnelles, a-t-il souligné, qualifiant la République islamique d’Iran de “menace stratégique pour la région”. “Avec l’Iran, a dit Blair, il ne faut pas revenir sur nos exigences, mais il faut lui ôter sa capacité à manipuler l’opinion publique musulmane et il faut mettre Téhéran et la Syrie devant ce choix stratégique : faire partie de la solution ou risquer l’isolement”, a déclaré son porte-parole.
Le Premier ministre britannique a esquissé les contours d’une nouvelle stratégie en Irak, basée sur une meilleure gouvernance et, notamment, une nouvelle répartition de l’argent public afin de réduire les divisions interconfessionnelles au sein des forces de sécurité et accroître l’équipement de l’armée. “Il a dit qu’il pensait que le gouvernement irakien voulait de plus en plus assumer la responsabilité de ses propres affaires et le faire de telle façon que cela renforce la cohésion du pays”, a ajouté le porte-parole de Blair.
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