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Une compagnie pour créer des espaces verts
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Une compagnie pour créer des espaces verts
Une nouvelle entreprise voit le jour à la mi-novembre 1981. Il s’agit de la Compagnie d’Espace Vert Guérin-Rountree. Son objectif est de créer des jardins et espaces verts et de produire des semences pour les horticulteurs et agriculteurs.
Jacques Guérin est un ressortissant français. Il détient un diplôme d’architecte-paysagiste. Il a travaillé pendant huit ans en France et compte à son actif plusieurs réalisations fort appréciées par ses pairs. Patrick Rountree est le directeur de l’établissement sucrier de Bel-Air–Saint-Félix.
La nouvelle compagnie démarrera ses activités en janvier 1982. Elle négocie à la mi-novembre 1981 l’octroi d’un certificat de développement agricole. Sa base d’opération sera la même que celle de la propriété sucrière précitée.
Elle se propose d’étudier et de créer des espaces verts de toutes dimensions. Elle peut tout aussi bien proposer ses services à un particulier qu’à un établissement hôtelier, à des entreprises publiques comme à des corps parapublics.
L’environnement sera étudié selon l’utilité, le goût et le budget dont dispose le client. La compagnie se charge de l’aménagement total du terrain (clôture, voies d’accès et de circulation, asphaltage, plantation, culture, agencement des massifs) mais pas de la construction des bâtiments.
Elle promet un rapport qualité-prix sans équivalent, à Maurice, dans le domaine de la création de jardins et d’espaces verts. Les travaux seront en partie mécanisés. Les Bois et Forêts fourniront les plants requis. En cas de pénurie, la compagnie offrira ses propres semences.
Une des priorités de la nouvelle compagnie sera la fourniture de semences de pomme de terre, selon un procédé moderne de culture qui, d’une part, réduit le cycle de conservation des semences de 6 à 9 mois à 3 à 4 mois et, d’autre part, limite au maximum les problèmes bactériens au sol.
M. Guérin assure que ses semences coûteront moins cher aux planteurs et permettront au pays de faire des économies de Rs 2 millions en devises étrangères. Les semences de pomme de terre sont, jusque là, importées d’Australie, d’Afrique du Sud, du Kenya.
La compagnie étudie aussi la possibilité de produire à Maurice d’autres semences, habituellement importées à grands frais et ne convenant pas toujours au climat de Maurice.
Jacques Guérin est aussi un spécialiste de la production de plantes en milieu tropical. Il nourrit un projet d’exportation de plantes tropicales en Europe. Ce projet verra le jour en 1982-83. Il sera également réalisé par le partenariat existant entre Jacques Guérin, Patrick Rountree et l’établissement sucrier de Bel Air–Saint Félix.
L’express innove intelligemment, en novembre 1981, en mettant en exergue ceux, et plus particulièrement les Portlouisiens, s’ingéniant à transformer leur cour, arrière-cour, terrasse, balcon, en jardin paradisiaque. Le 17 novembre 1981, par exemple, il se rend chez Noël Parbhoo, responsable de service à La Flore Mauricienne, au n° 7, rue d’Alembert, Port-Louis. Dans une courette, au pied de la Montagne des Signaux, M. Parbhoo collectionne rosiers, plants d’anthurium et d’orchidées parmi toute une gamme d’arbres fruitiers. Avec ses proches et voisins, il a transformé un dépotoir sauvage en jardin extraordinaire. Arbres fruitiers et fleurs finissent par avoir raison des ronces. Manguier, avocatier, grenadier, papayer, cocotiers, agrumes, plants de fruits de Cythère, de jambose, de cœur de bœuf remplacent désormais toutes sortes de détritus.
A la rue de la Chapelle (aujourd’hui Baden-Powell) où naît Raoul Rivet, Mme Jessy Joseph a transformé une cour pavée en oasis de fraîcheur qui contraste beaucoup avec la cuvette portlouisienne surchauffée environnante. C’est l’œuvre de 35 ans d’assiduité et d’astuces. Ils ont donné naissance à la culture d’une centaine de variétés de fougère, sans oublier les liens d’amitié créés avec d’autres amoureux de la nature.
La famille Chan à la rue Volcy-Pougnet est d’avis qu’un jardin est indispensable pour égayer une cour. Le sien compte une belle collection de rosiers de différentes couleurs, des anthuriums roses, des plants d’orchidée de toute beauté dont un produisant de superbes sabots de Vénus de teinte mauve.
Bref, on peut habiter Port Louis et avoir la main verte avec profit pour soi mais surtout pour les autres.
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