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?Faux médicaments? : La défense s?explique

15 novembre 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une entreprise du port franc, la Mailmaster Propritary Ltd., placée sous scellés ; la responsable du bureau, Carol Appoo, une Seychelloise de 25 ans, sous le coup d?une inculpation de ?possession de drogue dangereuse? et le directeur de la compagnie, Lindsay Kotthoff, de nationalité australienne, absent du pays... Cette affaire fait suite à un reportage de France 5, intitulé Trafic Mortel ? Quand les médicaments tuent, diffusé par la télévision locale, présentant Maurice comme la plaque tournante d?approvisionnement de certains pays africains en produits pharmaceutiques de mauvaise qualité.

D?où l?enquête des autorités douanières et de l?Adsu dans le port. La compagnie a été mise sous scellés le 14 octobre. Le directeur, Lindsay Kotthoff, de nationalité australienne, dit préférer ne pas s?aventurer à Maurice car il s?exposerait à une arrestation certaine.

La compagnie affirme avoir ?respecté toutes les consignes du Board of Investment en ce qu?il s?agit des différents permis à obtenir pour pouvoir opérer?. Le directeur explique qu?on ne lui a ?jamais parlé de permis du ministère de la Santé pour l?importation de certains types de médicaments?, et ajoute que cela fait deux ans qu?il importe des produits pharmaceutiques de l?Inde et du Pakistan pour les réexporter en Amérique et en Europe ?sans rencontrer le moindre problème?. La douane avait, elle, avancé que de ?faux médicaments? en provenance de l?Inde étaient destinés à l?Afrique.

Mailmaster Propritary Ltd. argue que les différentes étapes, à savoir l?arrivée des commandes ou encore leur exportation, sont soumises à un contrôle sévère des autorités douanières. Des membres du personnel de la douane sont même physiquement présents à chaque étape de ces opérations.

Mais c?est en octobre que Carol Appoo, office manager, reçoit la visite des douaniers au siège de la compagnie à Mer-Rouge. Après vérification des produits, ils l?interrogent sur la présence de psychotropes dans ses stocks et elle est sommée de présenter les certificats du ministère de la Santé. Documents qu?elle n?a pas.

Les produits sont placés sous scellés. Et le lendemain, les hommes de Bert Cunningham, contrôleur des douanes, accompagné des membres de l?Anti- Drug and Smuggling Unit procéderont à l?arrestation de l?employée.

Elle sera libérée sur parole le même jour avant de comparaître devant le tribunal de deuxième instance de Port-Louis sous une inculpation d?importation de drogue dangereuse dont 123 860 comprimés de Xolnox (codéine) ; 25 800 comprimés de Zolpidem ; 7 790 comprimés de Tramadol et 22 200 comprimés de Tramamdil. La jeune femme, à travers son homme de loi, Me Neil Pillay, a demandé que cette accusation soit levée et qu?elle soit autorisée à rentrer dans son pays en attendant la suite des événements.

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