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This is Liverpool !
De l’Emirates Stadium, qu’ils ont visité pour la première fois dimanche, les Reds de Liverpool ne garderont pas un souvenir ému. Il faut dire qu’ils y ont été accueillis froidement, presque cyniquement, par des Gunners visiblement pressés d’en finir.
Trois buts à zéro ! Pour une déculottée, c’en est une ! Et elle restera dans bien des mémoires.
Bon, c’est vrai que Liverpool a vu pire cette saison, notamment un cinglant 5-0 récolté à Mayence. Mais ce n’était qu’un match de préparation, un non match même, insistent les plus ardents supporters.
Dimanche, pourtant, il y avait obligation de résultats. D’abord, pour une question de principe. Quand, en face, se dresse Arsenal et que toute l’Angleterre se colle à son petit écran pour témoigner du choc, on se doit de se montrer digne de l’institution qu’on représente. Car Liverpool demeure, quoi qu’on dise, une institution.
Obligation de résultats aussi, parce que, sportivement parlant, les protégés de Rafael Benitez savaient d’évidence qu’un moindre faux pas à Londres les éloignerait davantage de l’objectif ultime : le titre ! C’est perdu, et Liverpool, décevant neuvième à quatorze points de Manchester United, peut définitivement dire adieu à ses prétentions d’avant-saison.
Secoués par l’ouragan Arsenal, les Reds auront-ils la force de se remettre dans le bon sens de la marche pour sauver ce qui peut encore l’être, une place en Ligue des champions par exemple ? C’est évidemment jouable même si on peut penser que des seconds couteaux comme Aston Villa, Portsmouth et Bolton, pour l’instant bien placés, ont les moyens de se maintenir dans la course jusqu’au bout.
Dans la colonie massive et bruyante des supporters de Liverpool, le débat, hier matin, portait sur le positionnement de Steven Gerrard, que Rafael Benitez n’a pas aligné dans son rôle habituel de milieu central, lui confiant une fois de plus l’aile droite malgré de récentes performances en dents de scie.
Pourtant, avec Sissoko à l’infirmerie, on pouvait raisonnablement penser que le technicien espagnol n’avait pas d’autres alternatives. Il en a trouvé une en Bolo Zenden, ou plutôt le fantôme de Bolo Zenden, le vrai s’étant égaré quelque part sur le chemin reliant Middlesbrough à Liverpool.
Gerrard ailier droit ? Franchement, on a du mal à s’en convaincre. Benitez, lui, a tenté de justifier son choix. “Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, Steven a joué une bonne partie de la seconde période au centre. Nous ne nous sommes pas, pour autant, créé de meilleures occasions”, a déclaré Benitez sans convaincre grand-monde.
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