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Un ingénieur de la ville de Quatre-Bornes poursuivi
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Un ingénieur de la ville de Quatre-Bornes poursuivi
Rajen Hanumanthadu, town engineer de la municipalité de Quatre-Bornes, est poursuivi en cour intermédiaire pour corruption (Bribery by public official). L?Independent Commission against Corruption (Icac) l?accuse d?avoir réclamé, le 29 juillet 2002, un pot-de-vin de Rs 50 000 de Deoparsadsing Seepargauth, directeur de Future Builders Ltd, afin de régler une demande de paiement pour des travaux effectués pour le compte de la municipalité. L?affaire s?est poursuivie hier devant la magistrate Ratna Seetohul-Toolsee. Le suspect plaide non coupable. Il nie les accusations portées contre lui dans ses dépositions à l?Icac.
Au cours de l?audience d?hier, Deoparsadsing Seepargauth a fait état d?une conversation téléphonique qu?il aurait eue avec l?accusé et au cours de laquelle des injures auraient été proférées à son égard. Deux autres témoins ont été entendus : l?ancien town clerk de la ville, Gautam Ramdoyal, et Youvraj Ramoogur, assistant engineer de la municipalité. Ce dernier a déclaré qu?il travaillait sous la supervision du suspect. Les travaux comprenaient la construction d?un complexe polyvalent et des vestiaires à Cité Kennedy. Gautam Ramdoyal a expliqué que quand un contrat est signé entre un entrepreneur et la municipalité, le chef du département concerné est chargé de veiller à ce que les travaux soient faits selon les termes du contrat. Après avoir obtenu satisfaction, il fait un rapport. La section trésorerie s?occupe, elle, des paiements une fois que le comité chargé d?approuver les réclamations donne son aval.
L?ancien town clerk soutient que c?est Rajen Hanumanthadu qui était responsable du suivi des travaux. Le 31 juillet 2002, a-t-il déclaré en cour, Seepargauth se serait rendu au bureau du maire et aurait déclaré en sa présence qu?il était ?harcelé? par le prévenu. Il dit avoir appris du maire que ce dernier aurait réclamé une certaine somme d?argent à l?entrepreneur. Le plaignant a ensuite, dit-il, soumis ses griefs par écrit. L?affaire fut ensuite référée à l?Icac.
L?accusé a, lui, soutenu que dans le cadre des travaux pour le projet de Cité Kennedy, l?entrepreneur n?avait pas eu l?autorisation de procéder au blindage du sous-sol du bâtiment en construction car des modifications s?imposaient pour respecter les termes du contrat. L?affaire a été renvoyée au 16 janvier 2007. Hanumanthadu est défendu par Me Jacques Panglose. La poursuite est représentée par Me Jean Michel Ah-Sen, assistant chief legal adviser de l?Icac.
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