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La sanglante colère d’Eshan
Police</B>
<B>Était-ce la meilleure façon de « gérer » une fusillade de ce type ?</B>
Pendant qu’Eshan Bhugeloo abattait ses victimes en les pourchassant, les témoins de l’exécution ont alerté l’Information Room de la police. Une unité de l’Emergency Response Service (ERS), qui patrouillait dans les parages, a alors été mandée sur les lieux.
À ce moment, Eshan Bhugeloo avait déjà tué sa dernière victime et, selon les témoins, était à la recherche d’une sixième personne. Alors que le véhicule de l’ERS s’approchait du lieu du drame, Eshan revient de la maison d’une personne, qu’il n’a heureusement pas trouvée. En apercevant le véhicule de la police, le forcené fait feu. Les policiers se mettent alors à couvert « pour se protéger », avant de faire marche arrière pour aller « demander des renforts ». Entre-temps, Eshan tente de braquer son fusil sur son abdomen et de presser la détente avec son orteil, sans y parvenir. Il s’agenouille alors, pose le canon sous son menton, et se tire une balle dans la tête, devant des témoins horrifiés.
Selon une source de la police, les agents de l’ERS n’ont fait qu’observer les règles de procédure d’opération « à la lettre ». « Dans un tel cas, les officiers doivent avant tout se mettre à couvert et surtout sortir du champ de tir du forcené. C’est ce qu’ils ont fait. Une fois à l’abri, ils doivent faire un rapport de la situation, tout en demandant des renforts. Ce n’est pas vrai de dire qu’ils ont fui », souligne la source.
Malgré les impacts de balles sur le véhicule de la police, la réaction des officiers de l’ERS soulève des interrogations sur la façon de gérer une telle situation. Un témoin de la scène dit ne pas avoir compris pourquoi la police n’a pas réagi promptement. Argument que reprend un haut gradé des Casernes centrales.
« Ces officiers ont eu de la chance que le meurtrier n’ait tué personne d’autre après qu’ils aient battu en retrai-te. » Selon ce dernier, dans une telle situation, le forcené aurait dû être « désarmé ». « L’officier supérieur de l’unité aurait dû donner l’ordre de tirer sur le meurtrier. Nous sommes autorisés à faire feu pour protéger life and property. Bien entendu, on aurait visé à la jambe ou au genou pour le neutraliser », poursuit ce haut gradé de la force policière. Il a aussi concédé que le revolver standard de la police, muni de six cartouches, ne faisait pas le poids contre l’arme du forcené.
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