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Vineash ?The Sheik? y prend goût
Aux Etats-Unis depuis le mois de juillet, le boxeur mauricien Vineash Rungea, ayant pour nom de scène « The Sheik », compte déjà deux combats à son actif. Si ses débuts n?ont pas été mauvais avec un match nul face au Portoricain Ivan Rodriguez à Chicago, il a dû courber l?échine lors du combat suivant contre Carlos Rivera.
Mais n?empêche, ce boxeur folklorique, dont le rêve est de devenir un jour champion du monde, s?y plaît dans sa ville adoptive de New York.
« Je me sens très bien ici. Les Américains aiment ma façon de boxer. Ils m?ont vite adopté car je suis un show man. D?ailleurs mon entrée en scène leur plaît beaucoup, car je suis très gestuel », confie le Quatrebornais.
Déterminé, il l?était déjà avant de mettre le cap sur les States. Une fois sur place, il est surmotivé et veut faire bonne impression. L?Américain Ivan Rodriguez, d?origine portoricaine, allait en faire les frais. À l?issue des six rounds de trois minutes, les juges donnent match nul. Vineash, lui, est persuadé d?avoir gagné.
« Je suis persuadé d?avoir gagné. Mais bon, un match nul est toujours bon à prendre. Le fait de boxer en dehors de sa ville peut parfois jouer contre soi. J?attends avec impatience de boxer à New York », fait ressortir Vineash Rungea.
Ambassadeur de Maurice
Le pugiliste mauricien, qui a fait ses premières armes professionnelles en Angleterre sous la férule de l?entraîneur mauricien Jerry Mortimerdo, est persuadé qu?un titre mondial sera à sa portée dans un avenir récent. « Je suis un fonceur. J?ai toujours cru en moi. En Amérique, il existe plus d?opportunités qu?en Angleterre. Je vais enchaîner les combats, boxer contre les colosses et vous verrez, un jour Vineash combattra pour le titre de champion du monde. Je sais que certains pensent que je suis un fou, mais je vais montrer ce dont je suis capable », martèle-t-il.
Pour l?instant, il est tout fier d?agir comme un ambassadeur pour son île natale. Mauritius? Les Américains ne connaissent pas vraiment. Anecdotes.
« À la télévision, on m?a présenté comme un boxeur venant de la Mauritanie. Cela m?énerve. J?ai dû rectifier. Je suis fier de mon île Maurice et je ne rate pas une occasion d?en parler aux journalistes et aux gens que je rencontre. Ils ne connaissent pas notre île. Alors, je dois expliquer, que c?est à côté de Madagascar. Ça aussi ils connaissent pas, je dois alors dire que c?est à côté de l?Afrique du Sud », raconte le boxeur.
Depuis son arrivée à New York le 30 juillet dernier, il a passé le clair de son temps à voyager. Il a vu des villes comme la Floride, Miami, Chicago et Los Angeles, mais pas en touriste. C?était plutôt pour aller dans des gymnases pour servir de sparring.
Vineash bosse dur. Très dur. Son entraîneur Lenny de Jesus, lui aussi d?origine portoricaine, le met à l?épreuve. « Pour mon premier mois, j?ai perdu 22 livres, passant de 147 à 125. Je me sens en pleine forme et la vie en Amérique me plaît énormément », répète-t-il.
Il n?y a donc aucun regret à avoir quitté la Blonde Albion, où il galérait, pour le pays découvert par Christophe Colomb. « Dieu m?a aidé pour faire le bon choix. Je remercie ma maman, mes soeurs Kavita et Karuna et mon frère Niran pour tout leur support. Je ferai tout pour qu?ils soient fiers de moi », promet-il.
Le prochain combat de notre compatriote pourrait avoir lieu le 20 courant. Ivan Rodriguez lui a demandé un match revanche et les discussions se poursuivent entre les managers des deux boxeurs.
Vineash « The Sheik » Rungea, qu?Oscar de la Hoya a salué avec un « Ola », croyant qu?il était Portoricain et qui est tout fier d?avoir rencontré et discuté avec des champions comme Jeff Lacy et Duran Duran, demande aux Mauriciens de croire en lui. « Si tout se passe bien, je voudrais venir disputer un titre à Maurice, devant mon public », confie-t-il.
Aujourd?hui, il reprend l?entraînement dans son gymnase à New York en vue de son prochain combat. Le rêve se poursuit?
SPONSORING
Appel du boxeur mauricien
Si Vineash Rungea a pu faire le déplacement aux Etats-Unis, c?est grâce à l?aide de certains politiciens que nous éviterons de citer, mais qui se reconnaîtront. Par ailleurs, le boxeur mauricien a eu des promesses de sponsoring qui n?ont jamais été concrétisées de la part d?une firme et d?une institution. Il lance un appel aux groupes hôteliers intéressés à se faire connaître aux Etats-Unis de prendre contact avec lui pour discuter d?un éventuel sponsoring. « Les combats passent à la télévision. Je fais déjà de la pub pour Maurice, mais je pense pouvoir faire plus », explique-t-il.
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