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Ki to rol twa ?
En piste au MGI jusqu?à demain, 14h00, Ki to rol twa ?, est un spectacle abouti et riche, à la fois mélancolique et réconfortant, sur les réalités d?aujourd?hui et les espoirs de demain. Les billets sont en vente sur le Rézo Otayô.
C?est un spectacle construit, visité de voix et de visages réconfortants. Des mois de réflexion, d?écriture, de mise en scène pour aboutir à une belle synergie. Elle est scénique d?abord. Dans ce décor imaginé par Michèle Pilau et Jean-Pierre d?Argent, une chambre d?étudiant devient le théâtre d?une quête personnelle.
François, est étudiant, et c?est un homme qui réussit, mais il se réveille cruellement aux réalités sociales, poussé par deux de ses amis et une suite d?événements. Le choc est brutal. Il ne peut croire qu?un Dieu existe, pour laisser tant de misères autour de lui. Il va vivre ainsi, au fil du spectacle, une véritable conversion pour s?engager dans le combat pour la justice et la foi. Tout cela inspiré de la vie de trois hommes de foi.
Ki to rol twa ? mêle ainsi pièce théâtrale et spectacle musical. La créativité mauricienne est mise au service d?une bonne cause, ici, pour l?association Youth Alive pour une jeunesse prémunie contre le VIH/sida. Ki to rol twa ? propose un espace de réflexion que la participation d?artistes plus ou moins engagés met à profit : Eric Triton, Mighty Jah et Bernard Joseph.
Variation mauricienne
Les premières notes de Sanz twa, le carton des Mighty Jah s?élèvent. Jamais leurs paroles n?ont sonné si juste. «Esaye sanz twa, le to pou trouve, to pou pli serie? » Cette petite magie intime résonne avec le tiraillement de François, tenté de rester un jeune peu concerné ou alors un jeune engagé, oeuvrant pour une société meilleure.
Sans forcer leur jeu de scène, Hanniel Legrand, Olivier Précieux et Jonathan Ravat, appellent à la prise de conscience. «Pren le tem pou compren. La vi zoli, tou beni.» Et sans crier gare, la scène s?emballe. Deux danseuses en costumes chatoyants prennent possession de la scène.
Bernard Joseph, qui quelques minutes auparavant, a permis à une vingtaine de petits écoliers, écrasés sous le poids de leurs sacs d?école de revisiter à la sauce CPE l?Another brick in the wall de Pink Floyd, s?élance sur un séga puissant. «Si to le viv enn la vi meyer, mette to la vi dan la limier.» Et tout est dit. Ki to rol twa ? c?est une variation mauricienne sur des préoccupations mauriciennes. Une manière d?appréhender demain, sans oublier que pour bâtir demain, il faut ?uvrer aujourd?hui.
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