Publicité

Le chant du cygne de Guylène Duval

8 octobre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ceux qui côtoyaient Guylène Duval peinent à admettre sa disparition brutale. « Elle répondait toujours présent pour nous. Elle nous poussait à aller toujours plus loin et à ne jamais baisser les bras », laisse entendre une élève du collège de Lorette de Quatre-Bornes, qui avait pour habitude de s?entraîner avec cette figure incontournable de l?athlétisme mauricien. Guylène Duval, sportive de haut niveau, aurait commis une erreur qui lui a été fatale : faire de la musculation seule.

La malheureuse est décédée mardi, dans la salle de sport du stade Maryse Justin, lors de sa séance d?entraînement. La barre de musculation qu?elle soulevait lui est tombée dessus, ne lui laissant aucune chance de survivre. C?est un préposé de la salle de musculation, Raymond Victoire, qui a découvert le corps inanimé de Guylène Duval, mardi matin, peu avant huit heures.

Elle fut transportée à la Clinique mauricienne, où le Dr Ling Kit n?a pu que constater son décès. L?examen post-mortem, pratiqué par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, a attribué le décès de Guylène Duval à une asphyxie causée par une compression du cou.

Triple championne nationale de cross et quintuple championne nationale du 800 mètres, Guylène avait confié à ses proches vouloir revenir à la compétition. Elle souhaitait, en effet, participer aux prochains Jeux des îles de l?océan Indien, qui se dérouleront l?année prochaine à Madagascar.

« Elle avait repris ses entraînements et voulait être au top de sa forme pour les Jeux des îles », explique un des proches de la victime.

<B>Une mort inacceptable</B>

Cette mort, lâchent ceux qui la connaissaient, est d?autant plus inacceptable que Guylène savait qu?il n?était pas prudent de soulever des haltères sans supervision.

« Elle était toujours la première à veiller à ce que les règles de sécurité soient respectées. Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi elle a décidé de partir s?entraîner seule », confient certains de ses proches. D?autres font ressortir qu?il est peu probable que Guylène, qui pouvait à peine soulever 60 kilos, ait tenté le coup avec une barre de 110 kilos. Ces éléments ont donc été pris en compte par les policiers chargés de l?enquête.

Les élèves du collège de Lorette de Quatre-Bornes et ceux du collège du Saint- Esprit ont tenu à lui rendre un dernier hommage lors des funérailles. Nombre d?entre eux, qui avaient Guylène comme prof de sport, se sont déplacés. De même, les proches étaient présents en nombre à l?église de Ste-Thérèse pour témoigner leur soutien à la famille de la victime. Parmi eux figuraient des personnalités du sport local qui connaissaient très bien la jeune femme. Tous ont en mémoire la détermination dont elle a toujours fait preuve pour atteindre ses objectifs, tant dans la vie personnelle que professionnelle.

Dans un premier temps les proches de la victime affirmaient qu?il ne pouvait s?agir que d?un foul play. Ils affirment, en outre, avoir obtenu certaines informations « louches » qui pourraient, pensent-ils, éclairer les circonstances dans lesquelles la jeune femme est morte.

« J?ai entendu de nouvelles versions que je considère assez importantes », fait ressortir un des proches. La famille de la victime a d?ailleurs fait part de son intention d?en informer la police si cette thèse se confirme. En attendant, ceux qui aimaient Guylène Duval tentent de faire le deuil de cette sportive hors pair qui a fait rêver toute une génération d?athlètes.

Publicité