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La STC doit-elle encore financer le prix du gaz ménager ?
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La STC doit-elle encore financer le prix du gaz ménager ?
<I><B>Mosadeq Sahebdincoordinateur de l?« Institute for Consumer Protection » (ICP)</B></I>
<B>Pourquoi maintenir le financement du gaz qui, à la longue, risque d?asphyxier la STC ? </B>
Cette pratique peut être considérée comme une forme de subvention, vu que la STC est une corporation du gouvernement. L?inclusion du gaz sur la liste de produits dont le prix est déterminé par l?APM est une indication que c?est désormais la force du marché qui déterminera le prix auquel le gaz ménager sera vendu. Mais on ne peut pas le placer à la même enseigne que les produits pétroliers.
Il n?est pas exagéré de penser que sur dix foyers, huit utilisent le gaz ménager. Toute augmentation constitue un fardeau pour les ménages. Le maintien de cet apport est donc justifié.
<B>L?exclusion du gaz ménager de la liste des produits dont le prix est déterminé par l?APM n?est-elle pas contraire aux règles du commerce mondial ?</B>
Dans la situation économique de Maurice, il n?est pas interdit de penser que l?initiative du gouvernement émane d?une directive du Fonds monétaire international (FMI), dont l?objectif est de passer le coût réel de certains produits aux consommateurs.
<B>Mais quel mal y a-t-il à appliquer une mesure opportune et rationnelle, qu?elle vienne du FMI ou pas ? </B>
Maurice est un État de droit. Elle ne doit pas prendre des décisions uniquement pour être en conformité avec les directives du FMI. Sa liberté d?appliquer une mesure dictée par les impératifs économiques s?arrête là où commence le droit du peuple de Maurice de vivre sainement. Priver un peuple de ce droit est un rejet de la déclaration de l?Onu concernant les « objectifs de développement du millénaire ». L?un de ces buts est de réduire, d?ici 2015, le nombre de personnes qui, de jour en jour, s?enfoncent dans la pauvreté.
<B>La restructuration de notre système économique ne requiert-elle pas des réformes qui vont, dans bien des cas, faire mal ? </B>
Les consommateurs ne doivent pas faire les frais de l?absence d?une véritable stratégie énergétique, d?une trop grande dépendance aux produits pétroliers, d?une réticence inacceptable à exploiter des forces renouvelables telles que les énergies solaire, éolienne, ou encore marémotrice.
<I><B>Ranjitsing Soomarooah
« General Manager » de la « State Trading Corporation »</I>
<B>Pourquoi la STC ne devrait-elle plus subventionner le gaz ménager ? </B>
Il n?y a pas de subvention sur le gaz ménager. Seuls les produits alimentaires de base que sont le riz et la farine étaient sujets à une aide financière de l?État, de l?ordre de Rs 400 millions, que l?État versait chaque année à la STC. Ce qui n?a jamais été le cas pour le gaz ménager.
<B>Quel est le prix réel d?une bonbonne de 12 kg ? </B>
La moyenne pour le dernier trimestre est de Rs 457,52. Mais la bonbonne est offerte à Rs 315.
<B>Si le consommateur paie sa bonbonne à Rs 315, qui règle la différence ? </B>
C?est la STC.
<B>Quel est le montant cumulatif de cet apport de la STC ? </B>
À 30 juin 2006, nos pertes étaient de Rs 634 millions.
<B>Si ce n?est pas une subvention, qu?est-ce donc ? </B>
On oublie trop souvent que conformément à la loi, la STC est avant tout appelée à veiller à ce que les pratiques commerciales, surtout en matière des produits essentiels, sont conformes aux règles établies et qu?elles s?appuient sur des données objectives. Le fait que la STC appartienne à l?État pourrait créer la perception qu?elle doit subventionner les produits qu?elle importe. Les deux seuls types d?articles importés par la STC et qui ont été l?objet d?une subvention généralisée étaient le riz et la farine. L?État remboursait chaque année Rs 400 millions à la STC. Mais pour la STC, la vente du gaz ménager s?effectue à perte car il n?y a aucun recours pour récupérer cet argent.
<B>L?importance du gaz comme produit énergétique ne justifie-t-elle pas le maintien de cet apport ? </B>
L?aspect social n?a pas été négligé lorsque le gouvernement a décidé de soumettre le calcul du prix du gaz ménager à l?APM. Cette démarche s?illustre par le fait que le taux de variation maximale du prix de gaz est fixé à 5 %.
<B>Quelle est l?utilité de souscrire le calcul du prix du gaz à l?APM ? </B>
L?APM est une garantie. L?opération est transparente. Elle est certes effectuée par la STC mais est par la suite certifiée par un comité présidé par le directeur du Bureau des statistiques. Les résultats des données du marché sont automatiquement répercutés sur les prix.
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