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22 septembre 2006, 00:00

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“(…) un périple aux accents poétiques et politiques dans un Irak capté à la veille de l’offensive américaine. (...) le récit illustre avec subtilité le dénuement extrême du peuple irakien. Adoptant un ton poétique, près de la fable, la mise en scène dépouillée célèbre la beauté d’un mode de vie en voie de disparition.” (André Lavoie)

Documentariste, connu pour ses travaux sur les enfants irakiens Les enfants de l’embargo, Amer Alwan signe ici son premier long métrage de fiction. Le tournage du film s’est déroulé en Irak, et s’est achevé dans des circonstances tendues, seulement quelques jours avant le début de la guerre. Le film, commandé par Arte, est réalisé en caméra numérique, d’une part pour le coût, et d’autre part parce que l’importation de pellicule en Irak était alors interdite. (info-artezia)

<B>Q : Ce film a été présenté à un festival à New York. Comment a-t-il été accueilli par le public ?</B>

Amer Alwan : “C’était formidable. Je suis convaincu que ce peuple ne peut pas soutenir un acte de guerre, croire aux balles de la démocratie, aux tanks de la libération. Avant de me rendre aux États-Unis, j’étais inquiet, mais j’ai été étonné de rencontrer des opposants à la guerre verser des larmes et prononcer des phrases qui m’ont touchées. Mon film est une lettre d’amour au peuple américain. J’aimerai qu’un jour Georges W. Bush vienne le voir !”

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