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Produits alimentaires italiens, le menu gagnant

19 septembre 2006, 20:00

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Pâtes, vin, parmesan, jambon, huile d’olive d’Italie, saumon de Norvège, caviar d’Iran ou agneau d’Australie. Qui résisterait à ces plaisirs du palais ? Les hôtels de grand standing en raffolent. Produits alimentaires italiens Limitée (PAI) les fournit. L’entreprise, spécialisée dans l’importation et la distribution, a dévoilé ses gammes de produits, samedi dernier, au Gymkhana de Vacoas, le temps de son 13e anniversaire.

PAI est une association d’idées, entre hommes d’affaires mauriciens et italiens, la cheville ouvrière étant Pooba Rajaratnam. 1986. Amoureux de la culture italienne, il dévore les magazines que lui laissent ses camarades latins à l’hôtel où il travaille. Les amitiés se nouent. Pooba Rajaratnam finit par les rendre visite, soit 40 jours au contact de l’Italie profonde. Peu après, il prend de l’emploi au supermarché Sik Yuen qui importe déjà des produits italiens. Et la lumière fut… entre les étagères.

“Nous avions, au supermarché, un client italien en la personne de Giovanni Zuriato. Il avait investi dans des glaceries italiennes. Je lui ai proposé de se lancer, en partenariat, dans l’importation et la distribution de ces produits italiens. En 1993, nous nous sommes retrouvés, un groupe restreint d’hommes d’affaires, dont Jaye Jingree, dans ce business”¸ se souvient Pooba Rajaratnam, managing director de PAI.

Basée à Floréal, l’entreprise dispose d’une petite boutique-vitrine afin de mettre les Mauriciens au parfum de la cuisine italienne. Les importations se limitent à une maigre liste de 25 produits où l’on trouve de la charcuterie, quelques conserves et des vins. D’ailleurs, à l’époque les hôtels ne sont pas friands de la cuisine méditerranéenne, et surtout pas italienne. Tous, à l’exception de La Pirogue, qui devient le premier client de PAI.

Au fil des années, la tendance s’inverse. Les cuisines du monde prennent racines dans ces établissements. La croissance du chiffre d’affaires de la PAI reflète l’engouement pour les pâtes, les vins, les plats à base d’huile d’olive et la mozzarella. à Pooba Rajaratnam renchérir: “La cuisine italienne est de ce qu’il y a de plus saine. Il n’y a pas que des pâtes mais également des crudités et du fromage, entre autres.”

<B>Une gamme de 500 produits</B>

L’entreprise, désormais installée à Vacoas, offre une gamme de 500 produits, et non des moindres tels que le jambon de Parme, les pâtes De Cecco, la fameuse eau pétillante San Pellegrino et son pendant La Panna et le fromage Granavolo, pour ne citer que les plus connus.

Ces importations se font principalement en accord et à la demande des chefs d’hôtels et de restaurants, qui ont la possibilité de goûter les échantillons.

Et ce sont ces mêmes chefs qui inciteront la direction de la PAI à se tourner vers d’autres pays pour s’approvisionner, ce dans le souci de répondre, sans nul doute, aux exigences de la clientèle pointilleuse et select des hôtels. “C’est ainsi que nous proposons des filets de saumon de Norvège, des coquilles Saint-Jacques et du caviar d’Iran”, précise le managing director.

Qui dit gastronomie mondiale, dit cuisine évolutive. Pour être en contact permanent avec les nouveautés, PAI, par l’intermédiaire de Pooba Rajaratnam, se fait un devoir d’être présent dans toutes les foires de renom, la dernière en date étant celle de Johannesburg, Afrique du Sud. Il explique son mode d’opération : “Je rapporte des échantillons que je propose aux hôtels. Ces derniers passent ensuite leurs commandes.”

Bien que l’hôtellerie représente 95 % de ses ventes, PAI tient également à satisfaire la clientèle mauricienne, composée de ceux ayant voyagé en Europe et surtout ce groupe de Mauriciens installé en Italie dans les années 80 et de retour au pays.

Aujourd’hui, avec ses 25 employés, sa flotte de sept véhicules et ses chambres froides, l’entreprise continue à enregistrer une croissance soutenue. Elle exporte déjà vers les Seychelles, où se trouvent les hôtels Saint-Anne de Beachcomber et Le Lemuria du groupe Constance.

Pour Pooba Rajaratnam, la situation serait encore plus reluisante si le gouvernement enlevait la taxe sur les produits importés, cela allégerait la note du client, au bout de la chaîne. “Quand le cours de l’euro monte, les prix changent. Les hôteliers estiment que nous faisons de belles marges. Et le client affirme que ses frais de bouche sont trop onéreux. Est-ce qu’on pourrait attirer deux millions de visteurs annuellement avec cette politique de taxes ?” se demande Pooba Rajaratnam.

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