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Thon des Mascareignes recrute 100 personnes
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Thon des Mascareignes recrute 100 personnes
Vimla Sham, 49 ans, est cleaner depuis un peu plus d?un an chez Thon des Mascareignes Ltée (TDM). A l?usine, sur la même ligne de nettoyage, travaille Ismat Ara Mouni, originaire du Bangladesh, âgée de 20 ans, et qui compte presque le même temps de service que Vimla. Vimla et Ismat sont parmi les 1 600 employés de TDM, une des plus grosses usines de traitement de thon de cette partie de l?océan Indien et qui a commencé ses opérations en juin de l?année dernière.
Parmi ces travailleurs, 450 viennent du Bangladesh et 50 de l?Inde. Les Bangladais sont, pour la plupart, des femmes. TDM est disposée à employer immédiatement 100 autres personnes, en particulier des Mauriciens. ?Mais nous éprouvons des difficultés à les trouver. Nous aurions aimé employer bien plus de Mauriciens à l?usine, par rapport au nombre de travailleurs étrangers. Mais il n?est pas facile de trouver des Mauriciens prêts à travailler le soir bien que les perspectives de développement dans le seafood hub soient très intéressantes?, dit Joël Bruneau, general manager de TDM.
Ces mêmes opportunités ont été relevées par Rajesh Jeetah, ministre de l?Industrie et du Commerce, en visite à l?usine hier après-midi. ?Avec notre zone économique exclusive de 1,9 million de km2, il est clair que ces opportunités de développement et d?emplois sont énormes. L?océan Indien représenterait 20 % des stocks de thon dans le monde, a déclaré le ministre. Maurice est un des plus gros pays producteurs de produits de thon dans cette partie de l?océan Indien. Nous commençons à paraître sur la carte mondiale de l?industrie du poisson.?
Le ministre Jeetah a aussi évoqué les développements à venir à La Ferme Marine de Mahébourg, qui vise une production de 2 000 tonnes par an, contre 500 à 600 tonnes actuellement. ?Nous avons la capacité de dépasser largement cette production de 2 000 tonnes. On peut citer l?expérience de la Grèce. En un très court laps de temps, elle est passée d?une production zéro à 90 000 tonnes de poisson par an. Le seafood est un secteur qui peut contribuer énormément à la croissance économique du pays?, a souligné Rajesh Jeetah.
<B>Rs 200 millions à investir</B>
Les produits de TDM, notamment les longes, sont exportés vers l?Europe et les Etats-Unis. Son chiffre d?affaires annuel avoisine les Rs 3 milliards. L?usine traite déjà 50 000 tonnes de thon par an, soit pratiquement la même capacité de production que Princes Tuna (Mauritius) Ltd. L?usine étudie maintenant un investissement additionnel de Rs 200 millions dans la fabrication de produits à forte valeur ajoutée. ?La qualité de nos produits est bien appréciée par nos clients en Europe et ailleurs. Nos principaux concurrents sont, entre autres, la Thaïlande et les Philippines. Commencer cette usine a été un pari sur l?avenir. L?usine répond aux normes européennes strictes en termes de production. Il y a de l?avenir dans le seafood. Nous espérons que d?autres usines vont nous emboîter le pas?, a dit Joël Bruneau.
Une équipe d?inspecteurs du Food and Veterinary Office de l?Union européenne (UE) est venue, en janvier, en visite d?évaluation du système de contrôle sanitaire et des conditions de production de poisson et des produits dérivés exportés vers le marché européen. Depuis, le gouvernement a recours aux services de William Marsman, expert étranger en contrôle phytosanitaire et vétérinaire. L?objectif en est de s?assurer du respect des recommandations de la mission de l?UE. Ces recommandations comprenaient des mesures de contrôle et l?institution d?une loi.
Après les problèmes de la vache folle et de la grippe aviaire, une importance considérable est en effet accordée à la sécurité alimentaire pour les produits entrant sur les marchés européens.
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