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Le dur métier d?être parent

13 septembre 2006, 20:00

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Pas facile d?être parents ! Eduquer son enfant se fait de plus en plus à tâtons et à l?intuition. Surtout dans un environnement en pleine mutation.

Le maçon ou la secrétaire reçoit une formation pour exercer son métier. Mais le parent, lui, se retrouve jeté dans l?arène sans être toutefois suffisamment armé. Evoquer l?instinct maternel comme le garant d?une bonne ?parentalité? relève d?un leurre. ?La société change inéluctablement mais les outils qu?on offre aux parents restent toujours les mêmes. Pourtant, les parents d?aujourd?hui ont plus de défis à relever et ne sont pas forcément préparés à faire face à cette évolution?, souligne Françoise Labelle, membre fondatrice de l?IME, Institut de médiation Educative.

Comment gérer la vie des jeunes qui deviennent sexuellement actifs de plus en plus tôt ? Que faire, face à son enfant qui consomme de la drogue ou de l?alcool ? Ou tout bonnement comment réagir devant une simple crise de son enfant. Autant d?embûches tendues à des parents souvent complètement déboussolés.

?L?évolution technologique et la globalisation apportent de bonnes choses mais entraînent aussi dans leur sillage des choses néfastes. Par ailleurs, les parents travaillent en moyenne plus aujourd?hui. La famille nucléaire fait que la garde des enfants n?est plus confiée aux autres membres de la famille?, déplore Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Ombudsperson for children.

N?ayant pas toujours une notion basique de la psychologie de son enfant ou de son adolescent, certains parents, face à des enfants qu?ils ne maîtrisent plus, n?ont comme suprême recours que la violence. Les coups pleuvent lorsqu?ils n?arrivent pas à mettre des mots sur des maux.

La violence devient encore plus insidieuse quand elle est verbale. ?Les enfants m?expriment à quel point ils sont blessés quand ils se font traiter de ?bourrique?, de ?bâtard? ou de ?handicapé? par leurs parents. Ces derniers ne réalisent pas que le langage peut faire très mal?, rappelle Rita Venkatasawmy, présidente du Cedem.

Une nouvelle donne

?Quant à la violence sexuelle, souvent on arrive trop tard. Pour des raisons personnelles, l?enfant ne veut pas parler. Il croit que c?est permis parce que c?est dans la famille.

Il est impossible de faire émettre un emergency protection order quand il n?y a que des soupçons et pas l?ombre d?une preuve.?

Est-ce que ce n?est pas aussi faire montre de violence vis-à-vis de son enfant quand on lui impose 13 heures quotidiennes d?école et de cours particuliers ? Dans le but de rester dans le sprint aux A+ et aux lauréats.

?De nos jours, les notions telles que compétition et matérialisme ont changé la donne. Tout le monde veut être dans la course pour ne pas être marginalisé. On assiste à un délaissement des valeurs premières de la part des parents?, constate Vidya Charan, senior programme officer de la Mauritius Family Planning and Welfare Association.

Si les parents sont les premiers responsables de leurs enfants, ils ont cependant droit à de l?assistance de la part de l?Etat pour jouer pleinement leur rôle s?ils se retrouvent démunis. Shirin Aumeeruddy-Cziffra espère en ce sens qu?avec la mise sur pied du projet de mentors pour les enfants, qui évoluent dans des familles vulnérables, on verra poindre un début de changement. En attendant que les parents puissent assumer seuls leurs responsabilités familiales.

Premila DOSORUTH

Etre parent, cela s?apprend

?La médiation au service des valeurs pour mieux gérer les relations entre parents et enfants?, explique Françoise Labelle, membre fondatrice de l?IME . Cette organisation anime des sessions de formation pour des parents qui ont des difficultés à inculquer des valeurs basiques à leurs enfants telles que le respect de soi et des autres, la discipline. ?Nous avons beaucoup de demandes. Les parents prennent de plus en plus conscience qu?ils ont besoin d?autres outils pour l?éducation de leurs enfants. La technique de la médiation est un mode de pensée entre l?autoritarisme et le laxisme. Loin de fournir des recettes miracles, elle est surtout un processus d?accompagnement.? Cette formation se révèle très concrète parce qu?elle aborde les petits soucis quotidiens des parents face à leur progéniture. Les aider à faire le discernement entre ce qui est bon et ce qui est nuisible. Apprendre comment gérer la violence qui est partout et en chacun de nous. La canaliser afin qu?elle ne se retourne pas en pulsion de destruction. Et surtout ne pas semer des graines de violence dans la tête des enfants dès leur plus jeune âge en commençant par bannir la violence verbale. ?On apprend aux parents à respecter leurs enfants.

En diminuant la violence au sein de la famille, on diminue la violence au c?ur de la société.?

Quand les organismes prennent le relais?

● Le Cedem

Cet organisme existant depuis 1984 milite pour les droits des enfants de Maurice, de Rodrigues et de certains pays d?Afrique. Le Centre d?éducation et de développement pour les enfants mauriciens (CEDEM) est la seule organisation à pouvoir fournir plusieurs services aux enfants vulnérables. Il comprend une école spécialisée et deux maisons d?enfants à Hollyrood et à Floréal, où sont accueillis des handicapés, des victimes d?abus divers, des orphelins et des enfants pauvres (232 enfants au total). Sans compter tous ceux qui n?y sont pas à demeure mais qui bénéficient des divers services notamment le service conseil famille dont les parents sont de fervents adeptes. ?On a noté que beaucoup de parents cherchent des solutions à des questions très pratiques ne nécessitant aucunement l?intervention d?un psychologue, comme l?enfant qui fait pipi au lit ou le père qui ne comprend pas son enfant?, note Rita Venkatasawmy, consultante et présidente du CEDEM. Cette dernière note qu?à partir de l?an 2000 un changement s?opère au sein de la famille mauricienne. De plus en plus de mères se retrouvent seules à élever les enfants. Ces mamans débordées et en colère de ne pas pouvoir joindre les deux bouts se défoulent de plus en plus sur leurs enfants.

● Le Drop-In Centre

C?est là un projet-pilote qui gagnerait à faire des émules. Le ministère des Droits de la femme, du Développement de l?enfant et du Bien-être de la famille, en collaboration avec le Mauritius Family Planning and Welfare Association, enclenche en décembre 2003 un projet de trois ans. Ce centre d?accueil est ouvert à tous ces enfants, vivant dans un environnement à risques, victimes de violence, d?abus sexuels et d?exploitation ou tout simplement de négligence. ?Nous recevons aussi les parents mal informés des risques encourus par leurs enfants et ignorant les lois relatives à la protection de l?enfance?, résume Prema Boodhun, psychologue et responsable du centre. 159 cas ont été traités en 2005 et à ce jour on peut dénombrer 116 cas pour l?année 2006. 20 nouveaux cas y sont chaque mois ajoutés parmi lesquels de plus en plus de parents mineurs qui sont dépassés par leur nouveau statut ?Ces filles-mères sont souvent très heureuses d?avoir un enfant mais ne savent absolument pas comment s?en occuper. Elles n?arrivent pas à se nourrir elles-mêmes, comment voulez-vous qu?elles subviennent aux besoins de leur enfant?, rapporte la psychologue. D?autres cas ne relevant pas de leur spécialité sont canalisés vers le Family Support Bureau de la Child Development Unit. Outre un soutien psychologique et légal, le Drop-in Centre de Bell Village offre un appui pédagogique et aide à la réinsertion sociale des enfants. ?Ce qui joue en notre défaveur, c?est certainement la pauvreté. J?ai beaucoup de réseaux qui me permettent de détecter et d?aller au c?ur de ces familles dans les cités. Hélas, elles n?ont souvent pas assez d?argent pour se munir de tickets d?autobus pour venir jusqu?à nous?, déplore Daniel L?enclume, travailleur social opérant pour le compte du Drop-in Centre. Tél. 2133114

Un pamphlet contre la maltraitance distribué aux écoles de Curepipe

La maltraitance de l?enfant est un sujet d?inquiétude pour les 28 membres du Inner Wheel de Curepipe, club de service regroupant les proches de Rotariens. Essayant à son niveau de faire reculer les fléaux sociaux, le club a imprimé un pamphlet sur les mesures de précaution qu?un enfant doit prendre pour éviter d?être abusé. La distribution du pamphlet, imprimé à 5 000 exemplaires, a démarré fin juin. Si le club aurait souhaité pouvoir toucher tous les établissements du cycle primaire, jusqu?ici, il n?a pu le faire qu?auprès des élèves de quatrième des écoles de Curepipe. Ce pamphlet d?une page A4, imprimé recto verso en anglais et français, comporte deux sections : les choses à faire et celles que l?enfant doit à tout prix éviter : ne jamais entrer dans la voiture d?un inconnu, ne jamais faire entrer un étranger chez lui, de ne jamais répondre aux interrogations téléphoniques d?une personne qu?il ne connaît pas ou ne jamais dire qu?il est seul chez lui. De plus, le pamphlet explique à l?enfant qu?il doit informer ses parents de ses allées et venues, leur parler des amis qu?il fréquente en spécifiant où ceux-ci habitent. En outre, il doit immédiatement informer ses parents si une personne le touche ou le photographie. Chacune de ces leçons est à retenir par l?enfant. Mais aucune mise en garde n?est toutefois faite à propos des parents qui essaieraient d?avoir des gestes déplacés envers l?enfant. De plus, le kreol est absent du pamphlet. Chantal Victoire (photo), la présidente du club reconnaît à ce chapitre qu?il s?agit de lacunes qu?elle entend combler bientôt. Chantal Victoire tient, parmi les autres projets qu?elle veut lancer, à accompagner les enfants défavorisés d?un abri. ?Nous voulons non seulement leur offrir des choses matérielles mais aussi de la chaleur humaine de façon régulière.?

M.A.S.

Famille recomposée, pas toujours la panacée

Anita, 8 ans, ayant un problème de retard du langage attend d?être inscrite dans une école spécialisée accompagnée de Luc qui la couve du regard. Les formalités accomplies et l?entretien terminé, au moment de l?inscription le préposé constate que Luc et Anita n?ont pas le même patronyme. Et pour cause. Luc n?est que le compagnon de la mère d?Anita. ?Pourtant tout portait à croire qu?il était le père biologique de l?enfant tellement il y avait de l?amour et tellement il était attentionné.? Et la petite Anita de clamer : ?Mo ena deu papa.? Pour une famille recomposée qui réussit à agir dans l?intérêt de l?enfant, combien d?autres se cassent le nez? Le père, la mère, les enfants sous un même toit : ce fut longtemps le modèle classique de la famille. Mais aujourd?hui nombre de couples se séparent et ?refont leur vie?. L?enfant n?est plus confronté à deux parents unis mais à trois, voire quatre adultes, qui exercent sur lui leur autorité. De cette situation parfois confuse, l?éducation de l?enfant très souvent pâtit. Tout à son bonheur d?un nouvel amour, le parent a quelquefois tendance à délaisser l?enfant d?un premier mariage. Ce fils ou cette fille rappelle inexorablement son amour déchu ou reflète trop son père violent. A l?opposé, il arrive que le nouveau compagnon ou la nouvelle compagne jalouse la relation qu?entretient le conjoint vis-à-vis de ses enfants. Pourtant, le nouveau conjoint a des responsabilités et des devoirs envers l?enfant de l?autre. Cette ambiguïté attise très souvent une mésentente conjugale. L?enfant se trouve alors pris en otage dans des querelles d?adulte et évolue dans un climat de malaise. ?Déjà que c?est difficile à deux, cela l?est encore davantage quand les parents sont à quatre. Avant toute alliance, il est important d?établir un projet éducatif en commun afin qu?il n?y ait pas de discordance. Il faut surtout garder en ligne de mire le bien-être de l?enfant?, préconise Sabrina Puddoo, psychologue : ?Les pères et mères biologiques ont leurs rôles à jouer dans la nouvelle cellule familiale. Les règles doivent être clairement définies par les quatre parents.? Il suffit, souvent d?un petit sursaut d?intelligence pour que les quatre parents soient sur la même longueur d?onde afin de faire passer le même message. Surtout éviter que les enfants perdent les repères que les parents leur ont fixés. Ne pas leur envoyer des signaux contradictoires et incohérents.

Témoignages

Vanessa, 17 ans

Un sourire enjôleur et une infinie tristesse dans les yeux. De l?âge de 4 ans jusqu?à ses 14 ans, Vanessa a courbé le dos face aux coups que lui a infligés son père. ?Jusqu?au jour où ma mère succombe devant moi, battue à mort par mon père. De toutes les façons, c?était ou ma mère ou moi qui devait un jour ou l?autre y passer et ce fut ma mère. La faute à l?alcool et au manque d?argent qui part aux jeux (courses hippiques, cartes)?. Les mensonges de rigueur à l?hôpital pour expliquer le crâne brisé ou le bras cassé de Vanessa. Des nuits entières à rester éveillée quand elle est recueillie au Cedem après le décès de sa mère. Une enfance volée pendant laquelle elle ne pouvait pas aller à l?école, pour pouvoir s?occuper des plus petits. ?Je ne peux plus aller à l?école. Alors, je suis un stage pour m?occuper des enfants autrement capables. J?essaie d?oublier mon passé pour pouvoir progresser.?

?Je veux témoigner pour que les pères comprennent où peuvent mener des coups. J?ai pardonné à mon père mais lui, a perdu ses enfants, son travail et sa femme.? Vanessa panse ses plaies avec l?aide des responsables du Cedem.

?Bate pas enn solusion pou dres zenfan. Kan mo ti pe gagn bate mo ti pe vinn pli move.?

Jonathan, 17 ans

L?adolescent a été brûlé, il y a trois ans, par sa belle-mère. Il garde aujourd?hui encore des séquelles physiques et psychologiques : ?Mon avenir s?est brisé à tout jamais par cet incident. J?ai été incapable de continuer à poursuivre mes études, j?ai maintenant des troubles de mémoire. Comment oublier ce traumatisme quand j?en porte encore des traces indélébiles sur le corps.? Il se remémore ce drame comme si c?était hier.

Ce jour-là, l?adolescent de 14 ans est heureux de rapporter le fruit de sa pêche. Après avoir nettoyé les poissons, il les fait frire dans de l?huile très chaude. Son demi-frère, alléché par la bonne odeur de friture, lui demande alors un poisson. Il s?exécute. ?Je ne comprends toujours pas le malentendu qui s?est produit. Toujours est-il que ma belle-mère a balancé la marmite d?huile chaude sur moi.? Jonathan confie avoir subi des violences physiques de sa belle-mère et de son père. ?Ils me tapaient même dans mon sommeil quand ils buvaient. Quand mon demi-frère était bébé, c?était moi qui devait me réveiller le soir pour lui donner le biberon.? L?adolescent est alors placé dans un foyer avant d?être confié à une proche. Aujourd?hui, il essaie tant bien que mal de se reconstruire.

Question à Sabrina Puddoo psychologue-clinicienne

● N?a-t-on pas trop souvent tendance à croire qu?être parents coule de source ?

C?est, hélas, vrai. Pour la société mauricienne telle qu?elle est conçue, eu égard à nos cultures, c?est quasiment une obligation que d?être parent. Il y a cet impératif d?avoir une descendance, de maintenir la pérennité d?un nom. Or, il y a des gens qui ne sont pas faits pour avoir des enfants et qui n?ont même pas ce désir. Des femmes enfantent de peur d?être répudiées. Etre parent, surtout aujourd?hui, c?est toute une préparation, une réelle responsabilité, un engagement envers soi, son conjoint et l?être à venir. On ne peut pas se limiter à prodiguer des soins et à répondre aux besoins primaires qui sont boire, manger et dormir. Et, cerise sur le gâteau, faire de l?enfant un lauréat.

● Quelles sont les notions dont doit tenir compte un ?bon? parent ?

Le vrai rôle d?un parent, c?est d?être un accompagnateur. Il doit surtout assumer la responsabilité de transmettre à l?enfant des outils pour qu?il devienne un adulte autonome. Il ne faut pas prendre la décision d?avoir un enfant pour être heureux. Il faut l?éduquer de sorte qu?il puisse vivre bien même quand les parents ne seront plus là. Ce qui sous-entend un respect de l?enfant et de ses désirs, lui permettre de prendre des décisions. Il faut qu?il ait des role models ; c?est un long processus dans lequel les parents doivent être complètement partie prenante. On observe de plus en plus de parents démissionnaires qui ont du mal à avoir cette vision éducative.

● Etre parent relève ainsi d?une construction psychologique. Quelles sont alors les lacunes de ces parents dits ?défaillants? ?

Un constat sur le terrain démontre que les parents se déchargent de plus en plus de leurs responsabilités et les imputent aux instituteurs et professeurs. Le parent défaillant ne fait pas la différence entre laxisme, dictature et autorité. Ce sont trois méthodes éducatives que nous pouvons observer. L?autorité est la plus efficace quand elle comprend un certain compromis et une bonne communication. Le parent doit être capable de mettre des limites claires et d?expliquer aussi limpidement pourquoi il est amené quelquefois à dire ?non?. Ne surtout pas imposer les choses de façon arbitraire. La difficulté des parents défaillants, c?est qu?ils n?arrivent pas à trouver ce juste milieu qui est l?autorité. Enfants, ils n?ont eux-mêmes pas vécu cela. Ou alors ils traversent une période difficile où ils sont incapables d?appliquer une autorité légitime.

● Quel soutien peut-on apporter à ces parents ?

De plus en plus de parents n?hésitent pas à consulter des professionnels pour les aider à mieux connaître et comprendre leurs enfants. Il s?agit d?acquérir la bonne méthode pour instiller des principes de respect et de communication. Certains pères croient avoir la bonne méthode d?éducation en instaurant de la peur. Et c?est un réel handicap pour l?enfant puisque, en retour, au lieu de développer du respect, il répond par de la peur. Les parents ont trop souvent tendance à oublier qu?ils ont été eux-mêmes des enfants et des adolescents. Les professionnels leur apprennent à mieux exercer leur autorité, à appliquer des sanctions et à responsabiliser leurs enfants. Ils leur font comprendre que leurs difficultés personnelles se répercutent sur leurs enfants, abîmant ainsi le noyau familial. Ils leur expliquent que ce n?est pas tant les interdictions arbitraires qui marchent mais le pourquoi de ces interdictions. Donner les éléments et les moyens pour que leurs enfants vivent bien en société avec les autres et bien avec eux-mêmes.

● Et ces parents qui ont ou recours à la violence ou qui baissent les bras?

Un parent ne sera jamais un être parfait. S?il a failli un jour, il est important de ne pas le culpabiliser davantage. Ces parents violents ont besoin d?une écoute et non pas d?un jugement moral. Il faut décortiquer cette violence et leur apprendre à la gérer et à la contrôler. Les aider à trouver des solutions malgré leur difficulté à être parents.

Les parents ne doivent pas avoir peur de l?échec, ni de faire des erreurs. Souvent ils en font beaucoup avec les aînés et avec les plus petits cela se passe beaucoup mieux. Quand un parent a fait une faute ou s?est trompé, il ne faut pas qu?il ait honte de s?excuser vis-à-vis de l?enfant. Ce faisant, il apprend à ce dernier à faire de même quand il a commis une bêtise. Il est primordial d?être capable de reconnaître ses erreurs et d?essayer de faire mieux. Il est toujours mieux de prévenir que de guérir. Mais, quand les choses se sont mal passées, il vaut mieux casser cet enfermement au lieu de tout incriminer à la fatalité. Une amélioration est toujours possible.

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