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MGI et ses ?uvres qui se touchent du regard
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MGI et ses ?uvres qui se touchent du regard
Ils sont jeunes, ils fréquentent le département des Beaux-Arts du MGI, ils ont du talent, de la témérité plein la tête et la soif de refaire le monde de l?art. Ces jeunes exposent actuellement au MGI à travers. Leurs palettes sont variées : poétiques, évocatrices, insolentes, bon enfant? Le trait d?union entre tout cela c?est qu?elles méritent toutes le détour.
« L?art est un langage, il est un moyen de dénoncer ce qui cloche autour de nous. Nous avons laissé à nos étudiants la liberté d?exprimer ce qu?ils veulent avec les matériaux qu?ils désirent. On les a juste encadrés », explique Neermala Luckeenarain. Résultat, le feu créatif de ces jeunes s?est embrasé. L?obsession d?Ashvin Dwarka représente? qu?importe finalement. Ce qui compte c?est ce que l??uvre suggère. Que vous inspire son vélo qui a pour guidon une tête en plâtre et pour roues des pieds toujours en plâtre ? Quel est le message de Nitasha Rughoo derrière son Death of innocence, ce f?tus recroquevillé et lié par les cordes ? Que dire de Carol Titon et de son pot refermant une « compote » répugnante, posé sur une chaise ? On a décidément affaire à un nouveau langage plastique.
On sent derrière plusieurs ?uvres, un SOS. « Make it up ! Altogether », exhorte Jalini Baichoo à travers différentes églises. Nadine Louise nous montre une nature en perdition. « Fam in fer pou souffert ? », demande Guilaine Edouard à travers un masque rouillé et des fils de fer qui sortent de toutes parts.
Bouffée d?air : « On ira tous au paradis », rassure Lire Gentil malgré le « Go to hell » de Kavinash Thomoo. Et puis Venita Seechurn cultive son jardin où fleurissent des fleurs. Entre peintures, gravures, sculptures, installations, arts graphiques, cette exposition qui se tient jusqu?au 8 septembre rend hommage à l?art et à la vie.
ça vaut le coup d??il !
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