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Braquage : les suspects trahis par leur train de vie
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Braquage : les suspects trahis par leur train de vie
Ils menaient la belle vie et voyageaient à bord de voitures de location. Ce nouveau mode de vie de cinq habitants de La Gaulette a alerté la Criminal Investigation Division (CID) de Plaines-Wilhems-Black-River, mardi matin. Arrêtés, ils ont comparu devant le tribunal de Bambous hier. Une accusation provisoire de vol à main armée à l?hôtel Le Paradis, et Le Pavillon au Morne, est retenue contre eux.
Encagoulés, en tenue militaire et armés de sabres et de fusils, trois hommes avaient attaqué le personnel de la réception à l?hôtel Le Pavillon, puis à l?hôtel Le Paradis mardi. Ils avaient utilisé un hors-bord pour s?enfuir.
Des policiers de la CID de Rivière-Noire ont retrouvé le speed boat qu?auraient utilisé les malfaiteurs pour ces braquages de même que des vêtements mouillés. L?appareil a été saisi.
Les cinq suspects ont comparu devant le magistrat Vijay Appadoo hier. A la demande du Police Prosecutor, le sergent Sanjay Dowlull, ils ont été reconduits en cellule policière jusqu?à mercredi 6 septembre.
Enfermé dans la chambre du coffre-fort
Ces cinq suspects sont Désiré Miguel, 45 ans, boatman à l?hôtel Le Pavillon, Yanesh Chimajee, 21 ans, son frère Ravindra, un adolescent de 17 ans, Jean-Fernando Labonne, un skipper de 22 ans et France Auguste, alias Ti-France, un mécanicien de 21 ans. Au tribunal de Bambous, des proches de suspects s?en sont pris violemment aux journalistes et aux photographes.
Les suspects ont été longuement interrogés hier au bureau de la CID de Rivière-Noire et à celui Quatre-Bornes. Désiré Miguel a retenu les services de Me Kaylash Trilochun. Il est le premier suspect à avoir consigné sa déposition hier. Et il a nié en bloc toute implication dans ces vols.
Le braquage a été perpétré vers 3 h 25 du matin, mardi. L?Information Room de la police aux Casernes centrales avait à peine reçu l?appel téléphonique concernant le braquage à l?hôtel Le Pavillon que les malfrats avaient déjà attaqué l?hôtel Le Paradis. Une troisième tentative à l?hôtel Dinarobin a été déjouée par la présence de plusieurs unités de la police en patrouille.
Le modus operandi est similaire à celui utilisé à l?hôtel Berjaya, le 3 août et celui du 16 août à l?hôtel Indian Resorts. Dans le premier cas, Rs 89 000 et deux enveloppes contenant des devises avaient été emportées, et à l?hôtel Indian Resorts, Rs 500 000, dont Rs 300 000 en devises étrangères.
A l?hôtel Le Pavillon, la somme de Rs 1 400 avait été emportée. A l?hôtel Le Paradis, les malfaiteurs s?en sont pris au réceptionniste. La caisse contenant Rs 16 500 a été vidée. Ils ont aussi exigé d?être conduits vers le coffre-fort. Profitant de leur inattention, le réceptionniste, âgé de 26 ans, s?est enfui pour s?enfermer dans la chambre où se trouve le coffre-fort. Une tentative d?ouvrir cette porte a été vaine jusqu?au moment où les gardes de sécurité sont arrivés sur les lieux.
Les malfaiteurs se sont enfuis par la mer à bord d?un hors-bord en direction de l?île-aux-Bénitiers. L?aide de la National Coast Guard et de l?hélicoptère de la police a été sollicité mais en vain.
Des bandes...inutiles
Des éléments du Scene of Crime Office et ceux du Forensic Science Laboratory ont été sollicités dans les trois hôtels pour collecter des indices et prélever des empreintes. Les bandes des caméras de surveillance de ces hôtels ont été remises aux enquêteurs. Mais elles ne seront pas d?une grande aide car les suspects étaient encagoulés, explique un policier.
L?arrestation de ces suspects a été possible grâce à la collaboration des éléments de la National Security Services de la région ouest qui ont effectué un Intelligence Field Work dans des villages.
C?est sur la base de ces informations qu?une opération musclée, menée par l?assistant surintendant de police, Yousouf Soopun de la CID de Rivière-Noire et de l?Anti-Drug & Smuggling Unit, dirigée par l?assistant surintendant de police, Mario Sawmy, que plusieurs raids ont été effectués simultanément à La Gaulette.
Et c?est avec un renfort impressionnant de la Special Mobile Force, du Groupe d?intervention de la police mauricienne, de la Special Supporting Unit et des chiens renifleurs que les cinq suspects ont été arrêtés.
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