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Mettre fin à l’anarchie
Les propriétaires des magasins opérant dans la région de Grand-Port-Savanne n’auront plus le droit d’exposer leurs produits pour la vente sur les trottoirs de leurs magasins ou dans d’autres structures qui ne sont pas dans les normes.
C’est la décision qui a été prise par le conseil des districts de Grand-Port-Savanne pour décongestionner les villages comme Rose-Belle ou Mahébourg.
La force policière et les autorités compétentes ont été sollicitées pour participer à cette opération. Mais avant de passer à l’action, le conseil des districts de Grand-Port-Savanne publiera des avis dans les journaux pour avertir ceux concernés par cette mesure, pour leur faire savoir qu’ils auront un délai et qu’ils doivent impérativement travailler d’après les lois. “Les trottoirs sont envahis. Les piétons n’ont plus d’espace pour circuler librement. En prenant cette décision, nous pensons améliorer la situation et la vie des administrés”, explique Ramesh Basenoo, le président du conseil des districts de Grand-Port-Savanne.
Outre cette initiative pour libérer les trottoirs, le conseil travaille déjà sur un plan pour transférer les arrêts d’autobus qui se trouvent sur la route principale à Rose-Belle et qui gênent la circulation. Le conseil travaillera de concert avec le ministère des Infrastructures publiques pour trouver une solution pour les camions qui débarquent et embarquent les marchandises. “Cette pratique pose d’énormes problèmes”, observe Ramesh Basenoo.
Des discussions sont également en cours avec les autorités pour que des terres de l’Etat soient allouées près de l’ancienne gare à Rose-Belle pour une aire de stationnement des taxis .
En ce qui concerne les deux marchés, situés à Souillac et Rivière-des-Anguilles dont le conseil avait signifié la fermeture en raison du coût élevé des opérations, des accords sont en voie d’être finalisés avec les conseillers des deux villages pour qu’ils soient utilisés à d’autres fins .
Pour ce qui est du marché de Souillac, les occupants des étals étudient sérieusement la possibilité de le gérer eux-mêmes. “Nous ne sommes pas contre si cela nous aide à réduire nos coûts”, soutient Ramesh.
Et à Rivière-des-Anguilles ? “Une librairie avec des rayons bien remplis pourrait être aménagée”, répond-t-il.
Etude</B>
La commission de santé du conseil des districts de Grand-Port-Savanne a commandité une étude le mois dernier pour estimer les coûts des opérations de quatre marchés annuellement et pour la somme qui y est investie pour leur fonctionnement.
Les quatre marchés sont à Souillac, à Rivière-des-Anguilles, à L’Escalier et à Chemin –Grenier.
A titre d’exemple, une somme de Rs 600 000 est investie annuellement pour le marché de Souillac au chapitre des salaires et de l’entretien alors que les revenus tournent autour de Rs 10 000 seulement.
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