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Le litchi cherche de nouveaux marchés

24 août 2006, 00:00

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La filière litchi se réveille. À moins de trois mois de l’ouverture de la prochaine campagne, les professionnels de la filière s’organisent. La semaine dernière, le Groupement des exportateurs de litchi (Gel) a élu son nouveau président. Simon Rakotondrahova, directeur général de la société Scrimad, remplace ainsi pour les deux années à venir, Sam Sum Miock, directeur général de l’établissement SSM.

“Déjà, les exportateurs doivent arriver à assurer entièrement leur quota avec des produits de qualité. Mais nous devons également prospecter d’autres marchés comme les pays du Golfe ou même la plupart des pays de l’Europe du nord qui restent inaccessibles pour nos litchis”, a déclaré Simon Rakotondrahova à l’issue de son élection.

Et la tâche s’annonce difficile pour le nouveau président. Répondre aux normes de plus en plus exigeantes imposées par l’Europe, principal importateur du litchi de Madagascar, figure parmi les préoccupations. Dès la prochaine campagne, l’Allemagne, qui importe 4 000 tonnes de produits malgaches, exigera la certification Eurep-gap ou “agriculture propre”, pour les litchis qui entrent sur son marché. “Si pour l’instant, seule l’Allemagne exige la certification Eurep-gap, la mesure pourra bientôt être étendue dans toute l’Europe”, souligne Faly Rasamimanana, directeur général de la société Faly Export.

L’Eurep-gap est un système de qualité pour l’agriculture, utilisé comme référence par les détaillants. Il touche un ensemble de pratiques dans toute la chaîne de production. Cette mesure concerne les légumes et les fruits frais dont le litchi.

<B>Concurrence</B>

L’autre enjeu c’est évidemment l’émergence des nouveaux pays producteurs comme l’Afrique du Sud, La Réunion et certains pays asiatiques. L’année dernière, certains d’entre eux se sont révélés comme des concurrents de taille pour Madagascar au niveau de la compétitivité des produits.

Le kilo du litchi d’Afrique du Sud, par exemple, a réussi à se maintenir au-dessus de 2 euros alors que celui de la Grande île descend sous la barre d’un euro. Et des milliers de tonnes de litchis malgaches avariés n’ont pas trouvé preneurs en Europe.

<B>Mahefa RAKOTOMALALA <I>L’express de Madagascar</I>

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