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Contrefaçon : 200 magasins et 3 000 emplois menacés
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Contrefaçon : 200 magasins et 3 000 emplois menacés
Ils sont nombreux à en avoir fait leur business. Et ils doivent maintenant craindre une réédition de l?épisode Ralph Lauren dont les produits contrefaits avaient été saisis en janvier 2004. Quelque 200 magasins, des marchands de plage et de foire vendent, eux, des Hugo Boss, Luis Vuitton et Giorgio Armani contrefaits. Mais ces prestigieuses marques passent à l?attaque et envoient leurs représentants et hommes de loi dans le pays en septembre. 3 000 emplois sont concernés par ce commerce parallèle.
Sanjeev Ghurburrun, homme de loi représentant les intérêts de ces grosses boîtes dans le secteur du textile mondial, explique que ?contrairement à Ralph Lauren, il n?y aura pas de moratoire accordé aux magasins, usines et autres marchants ambulants mettant en vente ces produits contrefaits. Ces derniers seront tout simplement saisis et les contrevenants poursuivis?.
Il s?avère ainsi que ces représentants et leurs hommes de loi se feront passer pour des touristes afin de mieux se rendre compte de l?ampleur de la contrefaçon dans le pays. Ils comptent également s?informer sur ce que font les autorités pour contrer le problème.
Outre les produits textiles, ces représentants étrangers et leurs hommes de loi vont également s?attaquer aux faux parfums et lunettes de la marque Hugo Boss. Il ne sera de même pour les produits Giorgio Armani et Luis Vuitton.
<B>?La marque allemande la plus contrefaite?
Ces produits contrefaits peuvent être achetés dans divers coins de l?île aux alentours de Rs 150 à Rs 400. Alors que les prix des vrais Hugo Boss, Giorgio Armani et Luis Vuitton se situent aux alentours de Rs 800.
?C?est la marque allemande, Hugo Boss, qui est actuellement la plus contrefaite à Maurice?, commente Sanjeev Ghurburrun. La maison-mère de Hugo Boss a accordé l?exclusivité d?exploitation de sa marque à la boutique hors taxes de l?aéroport de Plaisance. Et pour l?homme de loi, le marché illégal impliquant les chemises, pantalons, T-shirts et polos brasse quelque de Rs 150 millions à Rs 200 millions alors que les transactions sur les contrefaçons hors-textiles tournent autour de Rs 1 milliard par an.
Me Ghurburrun explique que la firme allemande veut investir au moins Rs 60 millions à Rs 70 millions à Maurice dans une usine de fabrication de ses produits. ?Mais, avant tout, les dirigeants vont rencontrer les autorités mauriciennes pour établir s?il y a un réel combat pour prévenir la contrefaçon.?
Pour Sanjeev Ghurburrun, les autorités font preuve de ?laxisme? sur ce dossier. ?J?ai constaté que la douane fait un excellent travail. Trois cargaisons de Hugo Boss ont été tout récemment saisies à la douane. Mais l?attitude des policiers anti-piratage et luttant contre la contrefaçon est à déplorer. Aucune saisie de ces produits alors qu?ils le font pour les CD piratés. J?estime que c?est le gouvernement qui est fautif. Les dossiers relatifs à la contrefaçon traînent au parquet. Bientôt, Maurice sera confrontée à de sérieux problèmes.?
Les milieux concernés au ministère du Tourisme et au niveau de la Mauritius Tourism Promotion Authority ont, à plusieurs reprises, mis ces magasins en garde, mais en vain. Ceux-ci vendent même des produits contrefaits au même prix qu?un original.
Il va de soi que cette industrie parallèle fait énormément de tort aux entreprises. Et même la marque locale, IV Play, n?est pas épargnée.
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