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« Le développement de Maurice repose aussi sur les femmes »

20 août 2006, 00:00

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Vous êtes encore très jeune mais, pendant un an, vous allez être l?image de Maurice à l?étranger. N?est-ce pas une charge trop importante ?

C?est vrai, je n?ai que 16 ans, mais ça ne m?effraie pas, bien au contraire. Au cours des derniers mois, j?ai beaucoup gagné en confiance et en maturité. Et bientôt, je vais enchaîner les voyages et participer à de nombreux événements pour promouvoir Maurice. C?est un pays qui a de très bonnes infrastructures.

Pourtant, la conjoncture économique est plutôt mal en point. Cela vous inquiète-t-il ?

Oui, car les problèmes sont bien réels. C?est pour cela qu?il faut encourager le développement dans plusieurs secteurs, comme celui du tourisme. Maurice a besoin de plus d?investisseurs.

Depuis quelque temps, on parle à nouveau de la menace du chikungunya. Pensez-vous que la population est bien informée sur ce problème ?

Difficile à dire. Ce qui est sûr, c?est qu?il faut continuer le travail de prévention et de sensibilisation du public pour qu?il apprenne à respecter l?environnement. Garder la nature propre est essentiel pour lutter contre les moustiques. Si on a pu combattre la malaria, je pense qu?on pourra aussi venir à bout du chikungunya.

Bientôt, les étudiants du primaire vont être confrontés aux examens du CPE. Le système A + est-il une bonne chose ?

Tout à fait. Le ranking est une bonne chose pour évaluer le niveau des enfants. Les bons élèves pourront ainsi aller dans les bons collèges et les moins bons fréquenteront les autres établissements.

Les femmes sont peu présentes dans la classe politique mauricienne. Est-ce un problème selon vous ?

Oui, et c?est pour ça qu?il faut leur permettre de s?engager dans la politique du pays. Le développement de Maurice repose aussi sur les femmes.

Avez-vous des ambitions politiques pour l?avenir ?

Pas politiques, mais humanitaires. Après mon titre de Miss Mauritius, j?aimerai me consacrer au travail social, surtout en direction des pau-vres et des personnes handicapées.

Ce serait un autre moyen de continuer à aider mon pays. Mais avant cela, je pense partir au Canada pour faire mes études et devenir avocate.

■ Propos recueillis par Pauline RENAUD

Si Melody nous était contée

Sa plus grande passion : les voyages. Il faut dire qu?à 16 ans, Melody Selvon a déjà vu pas mal de pays. Trois ans au Canada, trois ans en Australie ? « mon père était High Commissioner de Maurice là-bas » ? France, Grande-Bretagne? et elle ne compte pas s?arrêter là. Grâce au titre de Miss Mauritius, elle espère découvrir ou redécouvrir de nouvelles contrées. Elle a d?ailleurs prévu de faire ses études de droit au Canada.

Avec un père à la fois journaliste, écrivain et ex-ambassadeur, il n?est pas difficile de comprendre d?où lui vient son goût pour l?aventure. Pendant plusieurs années, c?est donc avec ses parents et ses deux frères, Selwyn et Sheridan, qu?elle a sillonné les quatre coins du globe. Et Melody Selvon nourrit beaucoup d?autres passions, « la natation, le volley-ball et la photographie », entre autres.

Mais la passion amoureuse, elle n?y pense pas encore : « Avec un petit copain, je ne pourrais pas faire tout ce dont je rêve. Alors ça attendra. » Elle a, avant tout, choisi de se concentrer sur ses études et son nouveau rôle d?ambassadrice de beauté.

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