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Intérêt croissant des banques sud-africaines pour Maurice

17 août 2006, 20:00

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La bataille pour les investissements étrangers est enclenchée. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, revient d?une mission de prospection de l?Afrique du Sud. Les services financiers, l?hôtellerie, le business process outsourcing (BPO) ont la cote auprès des investisseurs sud-africains.

Après l?annonce des mesures budgétaires contenues dans, le Finance Act et le Business Facilitation Act, le gouvernement mauricien se devait de tâter le pouls de la communauté des investisseurs étrangers. Le ministère des Finances, de concert avec le Board of Investment (BOI), ont mis le cap sur l?Afrique du Sud pour une première sortie en quête des investissements directs extérieurs (IDE). Les résultats sont plutôt positifs, aux yeux des promoteurs. Plusieurs groupes contactés envoient des missions d?exploration à Maurice dès le mois prochain.

La Standard Bank et Investec, deux enseignes sud-africaines qui ont déjà une présence dans le secteur offshore mauricien, entendent étendre leurs activités sur notre territoire. Une autre agence bancaire, en l?occurrence la FirstRand Merchant Bank, serait également en faveur d?une présence mauricienne. Des cabinets de légistes sud-africains explorent aussi des opportunités de s?installer dans le secteur du global business mauricien.

D?ailleurs, deux gros groupes hôteliers sud-africains dont Sun International, ont déjà signifié leur intention de venir s?installer à Maurice.

Les technologies de l?information et de communications ne sont pas en reste. Un opérateur de BPO effectuera bientôt une mission d?exploration. Celui-ci souhaite pouvoir démarrer un centre d?appels de 500 sièges dans un premier temps.

Des délégations d?industriels de pêche seront aussi en tournée prochainement à Maurice pour évaluer le potentiel du seafood hub. Les chasseurs d?investissements mauriciens affirment avoir eu des contacts encourageants avec des opérateurs de casinos, de parcs à thème et de l?industrie cinématographique.

Pour Rama Sithanen, les mesures en faveur de la facilitation de l?investissement et d?ouverture de l?économie mauricienne ont reçu un accueil favorable auprès des investisseurs ciblés. ?Nous leur avons proposé une plate-forme d?investissement ouverte et à fiscalité légère. Nous mettons beaucoup d?accent sur l?ouverture de l?économie mauricienne aux talents, aux idées et à l?expertise étrangère?, indique le ministre des Finances lors d?une conférence de presse hier au ministère des Finances, à Port-Louis.

Renverser au plus vite la tendance

Rama Sithanen situe l?importance des investissements directs de l?étranger. ?Les investissements sont une source de financement importante pour la restructuration économique. Ils amènent avec eux des expertises, de l?innovation et des accès aux nouveaux marchés?, commente le grand argentier. Pour ce dernier, il importe de renverser au plus vite la tendance à la baisse des IDE dans le pays.

C?est la première fois depuis huit ans que les autorités mauriciennes effectuent une mission de prospection d?investissement en Afrique du Sud. Les opérateurs sud-africains se sont montrés très agressifs dans les autres pays du continent dans plusieurs secteurs notamment la distribution, l?exploitation minière et pétrolière, les télécoms, l?hôtellerie et les services financiers.

La mission Sithanen-BOI avait pour objectif de replacer le pays dans la ligne de mire des grandes entreprises sud-africaines. Le BOI a déjà enclenché les opérations de suivi avec les opérateurs ciblés. ?Nous réalisons la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Toutefois, nous sommes réconfortés par l?attitude des opérateurs que nous avons rencontrés?, confie Raju Jaddoo, managing director du BOI.

La mission comprenait également des représentants du secteur privé dont Mahmood Cheeroo, secrétaire général de la Chambre de commerce et d?industrie, Anil Currimjee du groupe Currimjee et Antoine Harel jr. du groupe Harel Frères.

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