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ONG dans l?expectative
?Nous nous étions déjà arrangés avec un bienfaiteur qui devait nous fournir Rs 150 000 pour construire une rampe. Après la décision de rendre les donations non déductibles de la taxe, nous nous sommes retrouvés avec seulement Rs 30 000?, explique un dirigeant de la Fondation George Charles, qui s?occupe des jeunes personnes souffrant de handicaps mentaux principalement.
Les organisations non gouvernementales sont perplexes et tous les yeux sont rivés vers l??Empowerment Programme?. De part et d?autre, on tente de s?organiser mais on attend surtout de voir comment l?action sociale du gouvernement va s?articuler. ?Je crains que nos gouvernants, n?étant pas proches de la réalité sociale, ne puissent comprendre vraiment nos attentes. Il faut que les Organisations non gouvernementales (ONG) soient très adroites dans ce contexte. Car seules les plus perspicaces survivront. Les petites ONG auront du mal à organiser efficacement des collectes. Pourtant, au niveau de la contribution, le gouvernement devrait savoir que notre action lui permet d?économiser des sommes importantes pour un type de travail et d?accompagnement qu?il n?assure pas, ou alors très mal. De la même manière, on demande aux ONG d?évoluer vers des structures de type petites et moyennes entreprises alors qu?elles n?ont ni les ressources humaines ni financières?, estime la dirigeante d?une autre association. Sur la question des donations non déductibles de l?impôt, Jacques de Navacelle se veut plutôt optimiste. Il constate d?abord que ?l?Etat ne s?occupant pas des pauvres, il est heureux de voir des ONG et des entreprises du privé remplissant cette fonction. (?) Toutes les entreprises modernes reconnaissent l?importance d?un rôle social. Cela existe dans la culture de beaucoup d?entreprises. Elles ne le font pas pour la déduction fiscale?.
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