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Éternels seconds !
Les équipes mauriciennes parviendront-elles un jour à gagner la Coupe des clubs champions de l’océan Indien (CCCOI) ? Jamais, car le courage et l’abnégation ne suffisent pas face aux Réunionnais. Les filles du Curepipe Starlight en savent quelque chose pour avoir été battues en finale par le HBF St André, la semaine dernière dans le gymnase de Cavani à Mayotte. En masculin, l’USBBRH a pris la quatrième place après avoir échoué en match de classement face à une étonnante équipe rodriguaise alors que la JSB a battu les Mahorais de Tsimkoura en finale.
Ainsi, après les garçons l’année dernière à Madagascar, ce sont les filles qui ont fait honneur au quadricolore. Pour cette septième édition de la CCCOI, elles se sont hissées en finale, pour la première fois de l’histoire du handball féminin mauricien. Un parcours qui ne souffre d’aucune contestation – même si les Malgaches étaient absentes – car le Curepipe Starlight était bel et bien la deuxième meilleure équipe de ce tournoi.
Potentiellement, les handballeuses mauriciennes savent maintenant ce qu’elles valent à l’échelle régionale. Sauf que pour venir à bout des Réunionnaises, beaucoup de choses entrent en jeu et c’est là où le hand mauricien restera l’éternel second.
D’abord le championnat national. Une farce ! Trois équipes au départ, dont une, novice, à tel point qu’il fallait jouer une phase aller-retour-aller ! Comme matches de préparation, on ne pouvait pas tomber plus bas. Ne parlons même pas des conditions d’entraînement sur un terrain en plein air et qui plus est, pas réglementaire.
Malgré cela, les Curepipiennes ont démontré un réel potentiel durant le tournoi. Faire jeu égal avec les Réunionnaises pendant dix bonnes minutes n’est pas donné à toutes les équipes. Par moment, Sandrine D’Autriche et ses coéquipières n’avaient rien à envier aux Réunionnaises en termes de jeu d’attaque ou de défense. Sauf que jouer sur le même rythme pendant soixante minutes, est impossible pour les Mauriciennes dans le contexte actuel.
En face, chez les Réunionnaises, quand la mécanique ne tournait pas rond, les remplaçantes étaient du même niveau que les titulaires et donnaient le même rendement. La machine tournait, donc, à plein régime pendant soixante minutes.
Que faire alors ? “Il nous faut plus de matches internationaux et locaux parce que le niveau est trop faible pour nous à Maurice. Pour cela, il faut que la fédération commence à appliquer la loi selon laquelle chaque équipe masculine doit avoir son équipe féminine”, estime Burty Caramsing, entraîneur du Curepipe Starlight. Il concède quand même que le hand féminin local est en nette progression. “Les jeunes de l’équipe se sont bien débrouillées même en finale”, déclare-t-il.
Manque de preparation</B>
Seule ombre au tableau et qui aurait pu avoir des conséquences graves, c’est le manque de communication pour le premier match du Starlight. “Nous avons appris que nous jouions notre premier match une heure avant l’horaire prévu alors que nous étions en train de nous entraîner”, raconte l’entraîneur. Fort heureusement, le match s’est clôturé par un nul (24-24).
Malgré tout, cette deuxième place des Mauriciennes est synonyme de victoire. Burty Caramsing tient, donc, à remercier la municipalité de Curepipe, leur sponsor, Canal Satellite, et le club Curepipe Starlight.
En masculin, le sort a été sévère pour l’USBBRH. Finaliste malheureux l’année dernière, les Rosehilliens sont tombés de haut cette année. La défaite d’entrée face à Tsimkoura, qui a pris sa revanche après sa défaite l’année dernière, est restée en travers de la gorge des joueurs de l’USBBRH.
Le manque de préparation est pour beaucoup dans le résultat final, selon Jimmy Anthony, l’entraîneur-joueur. Il n’y a eu que deux semaines, après la fin du championnat, pour la préparation, laissait-il entendre.
Qui plus est, le manque de gestion du résultat sur le terrain a été une grosse épine dans le jeu rosehillien. Par exemple, pour le premier match face à Mayotte, malgré une déculottée de +6 buts dans les premières minutes, l’USBBRH avait pu revenir à égalité, mais a sombré. Tout comme le match de classement face à Rodrigues où l’USBBRH a encaissé huit buts d’affilée pour perdre le match (25-28) alors qu’elle menait par 25 à 20.
Les seules satisfactions au tableau sont le résultat plus qu’honorable (27-26) face à l’éventuel vainqueur de la compétition, la JSB, et le titre de meilleur buteur à Stéphane Tabardin. Ce dernier commence à croire en son potentiel, contrairement aux années précédentes, et semble bien parti pour une belle carrière.
À souligner l’excellente prestation de la sélection rodriguaise qui a signé sa première victoire dans une compétition officielle. Une victoire dans le match de classement qui pourrait en appeler d’autres…
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