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Employeur et ex-employée de Sregh perdent leur procès

15 août 2006, 00:00

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Meela Ramlochun, ex-chef comptable régional de l?entreprise Sregh, réclame des indemnités de Rs 956 250 au taux punitif pour avoir été licenciée par son employeur. Son ancien employeur, de son côté, lui demande de lui verser la somme de Rs 225 000 pour n?avoir pas donné un préavis de trois mois pour quitter son emploi.

Le magistrat Hajee Abdoula de la cour industrielle a rejeté les deux plaintes en réclamation.

Depuis trois ans, Meela Ramlochun travaille chez la compagnie Sregh. Elle touche Rs 75 000 mensuellement.

Un jour, elle s?aperçoit qu?elle a été surclassée par ses juniors au sein de l?organisation. Elle n?est même pas au courant de certaines de leurs tâches. Elle perd son autorité sur eux. Ses subordonnés ont alors affaire à un dénommé Ritesh Rajcoomarsing.

Ce dernier a repris toutes les responsabilités de Meela Ramlochun au sein de l?organisation. Son employeur lui demande de ranger son bureau et de s?installer dans un autre en compagnie d?un junior.

Le 8 mars 2002, elle se rend au travail et a la surprise de constater que son ordinateur, de même que ses dossiers ont été jetés sur le parquet. Elle dit avoir été licenciée ce jour-là.

Pas de témoignages

La compagnie défendéresse nie les faits qui lui sont imputés. Elle fait partie du groupe Apavou qui est propriétaire de plusieurs hôtels à Maurice dont l?hôtel La Plantation.

La plaignante y était affectée et l?hôtel est gérée par la société Gestion hôtelière et touristique. Selon la direction de Sregh, la plaignante repondait directement à une certaine Saheda Kessaria.

La compagnie Sregh explique en cour que le contrat la liant avec cette société était arrivé à expiration en décembre 2001 et n?avait pas été renouvelé. Il a été alors décidé que le contrôleur de gestion du groupe Apavou, Ritesh Rajcoomarsing, serait responsable des comptes des hôtels à la compagnie Sregh. La plaignante aurait donc à répondre à Rajcoomarsing.

Le magistrat constate que les raisons évoquées par la plaignante ne sont pas suffisantes pour conclure qu?elle a été ?constructively dismissed?.

Par ailleurs, la réclamation faite par l?employeur a été également rejetée. Le magistrat considère que l?employeur n?a pas apporté des témoignages pour justifier sa réclamation.

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