Publicité
La nature en clichés
C?est là tout le paradoxe. Des heures à attendre pour enfin saisir la ?bonne? photo. Ou simplement saisir le moment idéal et en un clic nous envoyer une claque. A force de sorties en nature, d?éveil au monde extérieur, de réflexes pour mieux regarder autour de soi, le Cercle des artistes photographes (CAP) nous convie à une exposition. Elle sera visible dès aujourd?hui et ce jusqu?au 22 août au rez-de-chaussée de Happy World House à la rue sir William Newton à Port-Louis.
Nous connaissions le salon de Mai, le CAP nous ouvre les portes de son salon d?Août. Entièrement meublé de clichés pris en nature, sans vilain jeu de mots, notons tout de même que nous n?échappons pas aux clichés du genre : couchers de soleil, mer étale ou houleuse, éparpillant ses embruns sur une plage de galets. Des sujets universels, archi-exploités.
Tout le défi du photographe est là. Retenir notre ?il sur ce qui est a priori du déjà-vu. Les exposants y arrivent en jouant avec la lumière et les couleurs. Ils jouent d?ailleurs à fond des artifices du contraste, que ce soit en termes de coloris ou de texture.
?En sus des sorties de groupe, nous encourageons nos membres à sortir par eux-mêmes. Il y a des photos que l?on trouve à côté de chez soi, explique Steeve Dubois, président du CAP. Quand on parle d?environnement, on a tendance à tout voir en noir et l?on oublie l?esthétique de la nature. A travers ce thème nous voulons montrer ce qu?il faut protéger.?
Regroupant tout aussi bien des photographes de presse que des amateurs, le CAP a pour vocation de développer le regard de chacun. De l?orienter. Le diriger vers ce qui hier encore passait inaperçu. En sus des sorties en nature, le CAP tient des rencontres mensuelles à l?intention de ses membres. Composé d?environ 25 personnes qui répondent présents on and off comme le dit Lindsay Antonio, secrétaire du CAP. Pris par leurs obligations professionnelles, lui-même est Bank Manager à la Barclays, ces photographes, dont certains du dimanche, se voient offrir l?occasion de profiter de l?expertise des plus rôdés.
?Depuis que nous tenons à nouveau nos réunions à Port-Louis, cela arrange davantage nos membres?, précise Lindsay Antonio. En effet, les sessions qui se déroulaient auparavant au collège Bhujohary à Port-Louis avaient déménagé pour les locaux de l?école de secrétariat Orian à Rose-Hill. ?Mais avec les bouchons, on arrivait sur place à 17 heures et les réunions se terminaient à 18 heures?. Depuis le mois de mars, le CAP se rencontre au Sir Abdool Razack Mohamed SSS, situé en face de la cathédrale St James, à Port-Louis.
Publicité
Publicité
Les plus récents