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Le duo gagnant de Hum Tum
Aartee Beekharry, 19 ans, entame sa deuxième année en BSc Management à l?université de Maurice. Cette Quatre-bornaise n?en est pas à sa première compétition musicale. En 2004, elle est élue Meilleur jeune talent au concours Sur Sargam et elle remporte celui de Sing a song with Shaa. Elle figure aussi parmi les finalistes du concours Vasanta Raagam, émission musicale organisée par la Mauritius Broadcasting Corporation.
L?année suivante, elle est semi-finaliste du concours Be the next Star. C?est au cours d?une audition pour Sa Re Ga Ma Pa en 2003, qu?elle fait la connaissance de Nagesra Ramdoo. Celui-là même qui sera son partenaire dans Hum Tum. Les deux s?échangent leurs numéros de téléphone et gardent contact.
?C?est la première fois qu?on chante ensemble. Lorsque j?ai entendu parler de l?émission Hum Tum, j?ai immédiatement pensé à lui. Il a eu la même idée et c?est lui qui m?a contactée en premier. Nous ne pensions pas que nous allions gagner et je suis fière de lui.?
Nagesra Ramdoo, âgé de 23 ans et habitant Vacoas, vient de compléter un BSc Physics à l?université de Maurice. En 1999, ce customer service agent, employé chez Teleforma à la cybercité, se retrouve parmi les finalistes du concours Vasanta Raagam.
Répétitions contre la montre
L?année suivante, il remporte un radio-crochet organisé par la municipalité de Vacoas-Phoenix. En 2004, il décroche, cette fois, la première place pour du Vasanta Raagam.
Nagesra Ramdoo relate son aventure pour l?émission Hum Tum. ?En procédant par élimination, on a constaté que cette chanson était à notre portée et qu?elle convenait parfaitement à nos voix. Je pense que ce sont ces facteurs qui nous ont aidé à remporté le concours.?
En entendant parler du concours Hum Tum, confie le jeune chanteur, il pense tout de suite à Artee. ?Je lui ai envoyé un message et elle a répondu positivement.? Après une première audition réussie, ils s?attellent à répéter contre la montre. ?Nous n?étions pas sûrs de remporter le concours. Les cinq heures passées à attendre le dénouement ressemblaient à cinq ans??
Concernant son avenir musical, Nagesra avoue qu?il ne compte pas participer de sitôt à d?autres compétitions musicales. ?Il faut laisser la place aux autres. Nous avons eu ce que nous voulons.?
IMPRESSIONS
Quand l?amateurisme se donne les moyens de sévir
■ C?est une ligne très claire et nette qui sépare le professionnel de l?amateur. Hier, au Centre de conférences Swami Vivekananda où la station nationale de radio-télévision avait mis en scène la finale du concours de chant ?Hum Tum?, l?amateurisme s?est étalé sur huit heures. Et ce en dépit de moyens importants déployés pour réussir l?événement. Le professionnel du spectacle sait qu?au-delà d?un certain seuil temporel, un événement cesse d?être divertissant. Il sait qu?une fois le spectacle lancé, ce n?est pas très malin de l?interrompre pour des demi-heures à la fois. L?ambiance refroidit et le public perd l?intérêt. L?organisateur averti se rend bien compte qu?il ne convient pas d?embarrasser les artistes avec des cadeaux alors qu?ils s?apprêtent à faire leur numéro. L?hôte qui a un souci de bienséance se garde bien, lui, d?employer une langue que son invité ne comprend point? Les organisateurs de la finale de ?Hum Tum? ont violé toutes ces règles. Ils ont étiré le show jusqu?aux petites heures du matin, obligeant les deux mille et quelque personnes, sur place depuis 17 heures, à se passer de dîner. Attention sympathique que celle d?offrir à chacun quelques sandwichs et des sodas. Mais cela ne tient pas un homme pendant huit heures, ni un enfant d?ailleurs. La lassitude se lisait clairement sur le visage de ceux qui sont restés jusqu?à la fin, soit une heure du matin. Elle s?entendait dans les chaleureux applaudissements qui ont accueilli une pointe cinglante enrobée d?humour venant d?Ismael Darbar, le compositeur à succès de Bollywood venu arbitrer la finale, à l?annonce d?une ultime pause : ?How many times can a person go to the toilet?!? a-t- il lancé. Les présentateurs en ont perdu leurs traits d?esprit. Aucune musique, aucun divertissement n?est venu combler les longues plages vides qui ont ponctué le spectacle. Certes, l?événement ciblait essentiellement le téléspectateur qui, lui, avait droit à de la publicité. Mais alors, dans ce cas, il ne fallait pas en faire tout un plat et prévoir un important public live. Les artistes indiens, annoncés en fanfare sur toutes les ondes de la MBC depuis des semaines, ont assuré. Mais l?expérience a été quelque peu gâchée par les intempestives pauses publicitaires. L?humour caustique d?Ismael Darbar a sans doute grandement contribué à sauver la mise. Suren Raghu, le producteur de ?Hum Tum?, voulant à tout prix faire une intervention, Darbar insiste qu?il parle en anglais ou en hindi. Du coup, l?autre en perd son créole et finit par s?éclipser. Le ?chief executive? de Mauritius Telecom, Sarat Lallah, s?est fait également gentiment apostropher. Il venait de remettre un cadeau à Darbar et s?est empressé d?aller poser pour une photo avec Rathod sans même donner au compositeur le temps de le remercier? Quelques bonnes notes ont tout de même pu rendre la soirée à peu près supportable. L?orchestre de Sahil Gobin était excellent. Les incontournables Shweta Baboolall et Barkha Bissessur étaient exactes au rendez-vous. Girish Hurloll, le lauréat du concours Hum Bhi, en début d?année, a été remarqué par Ismael Darbar qui lui a promis un contrat pour son prochain film.
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