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A l?école des éducatrices

25 juillet 2006, 00:00

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Celles qui éduquent les enfants du préscolaire ont besoin à leur tour d?une formation. Grâce aux échanges entre le Preschool Trust Fund (PSTF) et le Centre international d?études pédagogiques (CIEP) de la Réunion, des journées de réflexion à l?intention des éducatrices se tiennent jusqu?au 26 juillet au Mauritius College of the Air (MCA), à Réduit.

Cette formation est assurée par Jaqueline Secrettand et Renée Joséphine, toutes deux du CIEP. Elle est axée sur l?apport langue de l?environnement de l?enfant (langue maternelle) et l?apprentissage du français.

?C?est la première phase d?un projet pilote qui touchera quelque 300 éducateurs des maternelles publiques et privées de Moka-Flacq et Port-Louis. La deuxième phase comprendra des cours à distance de 2006 à 2008 visant à rehausser le niveau linguistique du français. Quelque 3 000 éducatrices seront formées?, explique Eddy Renganaden Veerasamy, responsable de zone du PSTF.

<B>Les compétences linguistiques recherchées</B>

Les échanges entre le CIEP et le PSTF durent depuis dix ans et ont été rendus possibles grâce à la Mission de coopération régionale et l?ambassade de France. ?Je tiens à exprimer ma reconnaissance à Jean-Luc Mure, attaché culturel de l?ambassade de France, qui vient d?être muté à la Réunion, à Laurent Perez, directeur du CIEP et à Kaviraj Sahadev. Sans eux, ces échanges n?auraient jamais été possibles?, soutient Eddy Veerasamy, qui est aidé par Monique Meyepa du PSTF dans ce projet.

Le responsable de zone du PSTF estime que le secteur de la communication est devenu très important dans différents domaines économiques, raison pour laquelle, on recherche toujours des compétences linguistiques. ?Les statistiques officielles ont prouvé qu?après six ans d?études primaires, quelque 49% d?enfants n?arrivent pas à écrire une phrase complète. Il y a quelque part une incompatibilité. Le rôle du PSTF est de développer la compétence depuis la base. Il faut exposer l?enfant à une ou deux langues étrangères sans toutefois négliger la langue maternelle?, dit-il.

Eddy Veerasamy précise que des démarches sont aussi entreprises auprès du British Council pour assurer une formation en anglais aux éducatrices.

Rappelons qu?en avril, une délégation du CIEP, composée de Raoul Boellinger, chargé de programme, et de Jacqueline Secrettand avait effectué une visite, à l?invitation du bureau régional du PSTFde Moka en vue de préparer ce programme de formation.

Au cours de leur visite dans deux écoles, les délégués réunionnais avaient pu rencontrer des parents et des élèves. ?Il faut savoir comment amener les langues et les utiliser en classe. Il est aussi important d?avoir une ligne de démarcation entre le créole et les autres langues?, expliquait Raoul Boellinger.

Selon lui, cette ligne de démarcation pour les enfants de 3 à 5 ans est primordiale pour une bonne performance au niveau des examens. Les représentants du CIEP expliquaient que l?enfant mélangeait le créole et le français ou l?anglais au moment de ces épreuves.

EDDY RENGANADEN VEERASAMY

<B>Cheville ouvrière des échanges PSTF-CIEP</B>

Eddy Renganaden Veerasamy est la cheville ouvrière des échanges entre le PSTF et le CIEP durant ces dix dernières années. Pédagogue, il est l?auteur de plusieurs ouvrages sur la petite enfance.

Ses livres, fruits de cinq années de recherches, apprennent aux parents comment éduquer et élever leurs enfants. Ils sont distribués gratuitement. Raoul Boellinger, chargé de programme du CIEP estime que les livres d?Eddy Veerasamy sur l?enfant montrent le rôle important des parents sur la valorisation de l?apprentissage des langues.

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