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Affaire «Zulu»

La FCC face à la rétractation d’un témoin

27 septembre 2026, 12:00

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La FCC face à la rétractation d’un témoin

Capture d’écran de la vidéo montrant la rencontre présumée entre des membres de la famille et deux officiers de la SST.

La décision de la personne présentée comme ayant participé à la remise présumée de Rs 2,5 millions dans l’affaire «Zulu» de ne plus confirmer certains éléments et de refuser de visionner les images remises à la Financial Crimes Commission (FCC) ne semble pas avoir freiné les enquêteurs. Au contraire, cette rétractation ouvre un nouveau chapitre dans une enquête qui cherche désormais à déterminer non seulement ce qui s’est réellement passé, mais aussi pourquoi un témoin considéré comme potentiellement central aurait choisi de prendre ses distances avec le dossier.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par l’activiste Bruneau Laurette, qui se présente comme un lanceur d’alerte dans ce dossier. Ce dernier a remis à la FCC une vidéo qu’il estime susceptible de démontrer qu’une importante somme d’argent aurait circulé dans une intervention visant à obtenir la libération de Mamodally J., plus connu sous le surnom de «Zulu». Deux anciens membres de la Special Striking Team (SST), un sergent et un constable, sont visés par les allégations dans la plainte.

Selon les informations, une somme de Rs 2,5 millions aurait été évoquée lors d’une rencontre qui se serait tenue sur le parking d’un centre commercial de Saint-Pierre en 2024. La mission de la FCC consiste désormais à déterminer si cette somme a effectivement existé, qui l’a réunie, qui l’a remise et dans quel objectif précis.

Mais la rétractation de la personne qui aurait participé à cette opération soulève désormais de nouvelles interrogations. Les enquêteurs chercheront notamment à comprendre les raisons de ce changement de position. Craignait-elle de devoir ex-pliquer l’origine des fonds évoqués ? Redoutait-elle des conséquences personnelles ou judiciaires liées à son implication présumée dans l’affaire ? Ou a-t-elle été confrontée à des pressions extérieures après la médiatisation du dossier ?

À ce stade, aucune de ces hypothèses n’est établie. Toutefois, elles figurent parmi les pistes susceptibles d’être explorées. Les enquêteurs pourraient notamment vérifier si des contacts ont eu lieu entre cette personne et d’autres protagonistes de l’affaire depuis la diffusion des images. Ils pourraient également s’intéresser à d’éventuels échanges téléphoniques, messages ou rencontres intervenus après l’ouverture de l’enquête.

Pour la FCC, la disparition d’un témoignage potentiellement déterminant ne signifie pas nécessairement l’effondrement du dossier. Les enquêteurs disposent d’autres moyens pour tenter d’établir les faits. L’analyse technique de la vidéo, l’identification des personnes qui y apparaissent, la recherche d’images de vidéosurveillance complémentaires, les vérifications téléphoniques ainsi que l’examen d’éventuelles traces financières pourraient permettre de reconstituer le parcours de l’argent.

En filigrane demeure une question centrale : la rétractation d’un témoin résulte-t-elle d’un simple changement de volonté ou révèle-t-elle l’existence de pressions dont les enquêteurs ignorent encore l’ampleur ? C’est aussi sur ce terrain que la FCC devra désormais avancer pour tenter de faire toute la lumière sur cette affaire.

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