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Ali Mansoor: ?Changeons notre vision des choses?
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Ali Mansoor: ?Changeons notre vision des choses?
Le pays est économiquement atteint par des chocs externes. Mais la volonté politique pour y remédier existe. Désormais, il incombe à tous de changer d?attitude face à ces défis. Propos du secrétaire financier, Ali Mansoor, au séminaire organisé par le National Productivity & Competitiveness Council (NPCC) sur l?élaboration d?une feuille de route sur l?exportation des services.
?Il faut que nous changions notre façon de voir les choses. Ce changement ne viendra pas du gouvernement mais de tout un chacun, dans un effort collectif?, a-t-il affirmé, vendredi, au Sir Harilall Vaghjee Hall. Auparavant, il avait mis l?accent sur la nécessité de travailler ensemble pour faire bouger les choses et ?aider les gens à s?aider eux-mêmes?.
Président du conseil d?administration du Board of Investment, Maurice Lam a évoqué son expérience personnelle pour démarrer un business : ?Il y a trois ans, je voulais commencer ici. Je ne l?ai pas fait. Imaginez, il m?aurait fallu six permis. Maintenant, l?objectif est de ramener le temps d?enregistrement à 24 heures. Faisons bouger les choses.?
Le changement souhaité intervient dans un environnement où Maurice évolue sans ses préférences commerciales, où les stratégies entre les gouvernements n?ont plus leur importance. Comme l?a fait ressortir le Dr Christopher Stevens, de l?Overseas Development Institute (ODI), ?c?est le marché qui décide?. Il n?est plus question, a-t-il dit, de choisir un promoteur qui va réussir puisque rien n?est couru d?avance. De fait, pour qu?une poignée survive, un grand nombre doit démarrer les opérations.
Dans le secteur d?exportation de services, la performance mauricienne a été bonne, mais pas extraordinaire. En effet, ce secteur est relativement petit, comparé à des pays comme Singapour dont la croissance annuelle est supérieure de 24 fois. Sur le plan africain, même le Botswana a acquis une certaine avance, sans oublier l?Afrique du Sud.
La réussite sera tributaire, en effet, de ce changement de vision des choses. Le gouvernement, a affirmé le Dr Christopher Stevens, se doit de créer l?environnement propice, en enlevant les obstacles à la création d?entreprises, et accorder le soutien positif dont ces firmes ont besoin.
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