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Alien vs Predator

23 juillet 2006, 00:00

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Inspiré d?Aliens de James Cameron et de Predator de John Mc Tiernan, Alien vs Predator ne peut prétendre à égaler ses deux prédécesseurs. Trop d?effets, tuent l?effet. A voir pour son envie de bien faire, demain, lundi 24 juillet à 20h05, sur Canal+.

L?affiche a de quoi faire saliver les mordus du cinéma fantastique, mélangé à un peu de science-fiction. Adapté du comic-book de chez Dark House, Alien vs Predator devrait réaliser un fantasme de fans de ce genre de films. Mais Paul W. Anderson, le réalisateur, au lieu de perpétuer le mythe des deux créatures les plus monstrueuses du cinéma, a réduit ces deux mythes cinématographiques à néant.

L?outrage fait à ces deux monstres, devenus des franchises du cinéma fantastique, se conjugue à tous les temps. Le film manque cruellement d?action. La confrontation entre les deux monstres est limitée et reste plate. Après une heure d?exposition centrée sur les scientifiques humains, predators et aliens montrent enfin leurs crocs. Pis, les predators, des chasseurs d?exception, selon le mythe populaire, sont contraints de se lier avec la seule rescapée humaine, une pale copie d?Helen Ripley (incroyable Sigourney Weaver ! ), baptisée Alexa Woods (décevante Sanaa Lathan). Enfin, il n?y a aucune confrontation finale entre les deux créatures, juste une fin banale. Trop décevant !

Pourtant, le film aurait pu être présenté autrement. Des scientifiques découvrent une gigantesque pyramide dans laquelle des predators retiennent en captivité la reine alien. Les descendants de celle-ci sont livrés aux predators lors de sanglants rituels de passage. Ces mêmes predators, ont été élevés au rang de dieux par l?homme. Chaque siècle, l?homme se sacrifie en offrant son corps réduit à la fonction de couveuse pour aliens. Voilà en gros le sujet du film.

Vingt-cinq ans après le premier volet de la saga Alien, signé Ridley Scott, devenu depuis un fleuron du cinéma de genre, et dix-huit ans après Predator, monstre invisible, doté d?une vision thermique et doué d?une force colossale qui a semé la mort dans la jungle sud-américaine, Paul W. Anderson associe ces deux créatures pour en faire un film râté. La barre devait être trop haute, sachant que les deux franchises Alien et Predator ont rapporté plus de 2,7 millions de dollars au box-office mondial.

L?histoire d?Alien vs Predator, censée donner une autre résonnance aux predators et aux aliens, et qui allait réssuciter le genre, voire le revisiter, conditions sine qua none, pour marquer les esprits, n?est rien. Le film reste un divertissement, ni inventif, ni mémorable, mais purement commercial. Les deux monstres les plus célèbres du cinéma, y sont mal exploités, traînés dans la boue. Paul W. Anderson insulte le genre, avec ses démonstrations sans goût, bourrées d?effets visuels et de maquillages extraordinaires. On ne peut que souhaiter mieux !

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