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L?Onu vient en aide aux réfugiés
«Il s?agira d?une opération en plusieurs phases. Elle va débuter par le déploiement immédiat d?équipes d?urgence mobiles, puis elle sera adaptée et renforcée en fonction de l?évolution de la situation», a indiqué Ekber Menemencioglu, le directeur de l?UNHCR pour la région cité dans un communiqué publié hier.
L?UNHCR dispose de stocks d?articles de secours d?urgence en Jordanie et en Syrie et peut répondre à tout besoin immédiat d?assistance, tout particulièrement en termes de matériel d?hébergement, avec notamment des bâches en plastique, des tentes et des couvertures.
Le gouvernement libanais a demandé aux Nations unies de lui apporter son assistance et Jan Egeland, le coordonnateur des secours d?urgence de l?Onu a sollicité l?UNHCR pour que l?agence aide à répondre à la crise actuelle.
L?UNHCR suit actuellement le mouvement des réfugiés depuis le Liban vers la Syrie voisine et vers Chypre. «Le flux de Libanais vers la Syrie peut être décrit comme un flux caché, la plupart d?entre eux quittant le Liban pour être accueillis chez des amis ou des proches», explique Ekber Menemencioglu. «Quelque 640 familles habitent dans les écoles et sont aidées par le Croissant-Rouge syrien. Nous sommes en contact avec elles pour les assister au mieux».
A Chypre, le bureau de l?UNHCR fait état de l?arrivée de quelque 200 Libanais. La plupart d?entre eux disposent de ressources suffisantes et sont en transit vers des pays tiers. Le gouvernement chypriote a suspendu les expulsions de travailleurs libanais illégaux vers le Liban.
A Beyrouth, l?UNHCR se préoccupe également du sort de quelque 20 000 réfugiés ou demandeurs d?asile présents au Liban, dont la plupart sont irakiens. Les premiers membres de l?équipe initiale d?urgence comptant 11 personnes devraient commencer à se déployer jeudi prochain.
Au cours des jours suivants, ils arriveront par avion depuis le monde entier à Damas, avant de se rendre au Liban pour entamer leur évaluation de la situation des déplacés, note encore le communiqué du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
La guerre n?en est qu?à ses débuts...
L?armée israélienne a mené, hier, une nouvelle vague de raids aériens au Liban sud contre 40 objectifs y compris des institutions et des sièges du Hezbollah ainsi que huit véhicules soupçonnés d?être utilisés pour transporter des armes. L?artillerie israélienne a aussi bombardé des «sites de lancement de missiles» à la frontière libano-israélienne ainsi que des routes empruntées par les combattants du Hezbollah pour parvenir à ces sites, selon la porte-parole de l?armée. Selon la police libanaise, les avions israéliens ont mené huit raids sur la région de Tyr. L?armée israélienne a de nouveau appelé les civils vivant au sud du fleuve Litani à quitter leurs maisons et s?enfuir au nord dans des messages transmis par les médias arabes et les responsables locaux. L?aviation et la marine israéliennes ont en outre bombardé à plusieurs reprises en soirée la banlieue sud de Beyrouth. Dans le même temps, les appareils israéliens ont bombardé à plusieurs reprises une vallée dans le nord-est du Liban reliant les régions de Baalbek et Hermel, limitrophes de la Syrie.
Des accrochages meurtriers ont opposé, jeudi dans la soirée, des combattants du Hezbollah à des soldats israéliens en territoire libanais, près de la frontière israélienne. Selon l?armée, quatre combattants du Hezbollah et quatre soldats israéliens ont été tués.
Le Hezbollah a affirmé avoir bombardé à la roquette le siège du commandement militaire israélien à Safed, ainsi que les villes de Tibériade, Carmiel et Haïfa dans le nord d?Israël. Selon la police israélienne, le nombre de tirs de roquettes Katioucha sur le nord d?Israël a considérablement baissé, et l?armement du Hezbollah serait durablement endommagé.
Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a démenti que l?armée israélienne ait réussi à détruire la moitié des missiles et de l?arsenal du Hezbollah ou qu?elle ait tué «un grand nombre de dirigeants et de membres» du mouvement. «Toutes les déclarations d?Israël (affirmant) avoir frappé 50 % de notre potentiel de missiles et de notre arsenal ne sont que des paroles erronées. Israël cherche des victoires illusoires» a affirmé M. Nasrallah, dans un entretien récemment sur Al-Jazira. «Ils n?ont, jusqu?à présent, rien pu frapper dans ce domaine et je le confirme. La direction du Hezbollah n?a pas été touchée et les combattants du Hezbollah continuent à mener calmement la bataille sur le terraine», a affirmé Nasrallah.
Il a également insisté sur la nécessité d?un échange de prisonniers pour mettre fin à la crise : «Le monde entier ne réussira à libérer les deux soldats prisonniers qu?à travers des négociations indirectes, dans le cadre d?un échange». «Nous disons à Israël que la guerre est à ses débuts, nos combattants gardent intacte leur capacité de résistance et vous préparent des surprises», a ajouté le chef du Hezbollah.
CHRONOLOGIE D?UN CONFLIT
12 juillet. Des miliciens chiites du Hezbollah libanais capturent deux soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Regev, et en tuent huit autres dans la zone frontalière libano-israélienne. Le Premier ministre Ehud Olmert dénonce un «acte de guerre».
13 juillet. L?aviation israélienne bombarde des infrastructures libanaises, notamment les pistes de l?aéroport international Rafic-Hariri de Beyrouth, où tous les vols sont stoppés. La marine israélienne entame un blocus des ports libanais.
14 juillet. Israël intensifie son blocus aérien, maritime et terrestre du Liban en bombardant l?autoroute Beyrouth-Damas.
Dans la soirée, le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Hassan Nasrallah, échappe au bombardement de son quartier général, dans la banlieue sud de Beyrouth. «Vous avez voulu la guerre, nous allons mener la guerre», lance-t-il sur l?antenne d?Al Manar, la télévision du Hezbollah.
15 juillet. Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, réclame un cessez-le-feu immédiat qui serait soutenu par l?Onu et lance un appel à l?aide extérieur. L?explosion d?un missile israélien fait 20 morts, dont quinze enfants, dans le sud du Liban.
16 juillet. Des roquettes tirées par le Hezbollah s?abattent sur la ville portuaire de Haïfa, tuant huit personnes. Réunis à Saint-Petersbourg, les dirigeants du G8 imputent le regain de violences à des «extrémistes» et, tout en reconnaissant le droit d?Israël, à se défendre l?appellent à faire preuve de retenue.
17 juillet. Le Premier ministre britannique Tony Blair et le secrétaire général de l?Onu, Kofi Annan, évoquent le déploiement d?une force internationale de sécurité dans le sud du Liban. Les Etats-Unis et Israël jugent l?idée prématurée. Fouad Siniora accuse Israël de recourir à des méthodes terroristes.
18 juillet. Tzipi Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères, réaffirme que le Hezbollah doit libérer sans conditions les deux soldats.
19 juillet. Des commandos israéliens franchissent la frontière libanaise. Deux soldats sont tués et neuf autres blessés dans un accrochage avec des combattants du Hezbollah. Le bilan des frappes israéliennes est de 64 morts, dont 63 civils, ce qui en fait la journée la plus sanglante depuis le début du conflit.
20 juillet. Kofi Annan réclame un arrêt immédiat des hostilités pour «empêcher de nouvelles pertes de vies innocentes et de nouvelles souffrances» et permettre une intervention des organisations humanitaires. La Russie estime que l?offensive israélienne sur le Liban va «bien au-delà» d?une opération contre le Hezbollah. Olmert autorise l?entrée de l?aide humanitaire au Liban.
21 juillet. A l?aube, les chasseurs israéliens entrent en action, visant les faubourgs sud de la capitale libanaise et la plaine orientale de la Békaa, deux bastions du mouvement chiite.
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