Publicité

Stéphano, victime de chantage?

22 juillet 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«Retourn lakaz. Si to pa retourne, mo pou fer enn deklarasyon lapolis pou dir ki to finn organiz mo enlevman avek to bann kamarad dan Rose-Hill» : ce sont les propos imputés à Marie-Linley Savriacooty par son mari, Stéphano, dans une déposition consignée jeudi après-midi.

Stéphano Savriacooty déclare avoir reçu cette menace de sa femme lors d?un coup de téléphone de cette dernière quelques heures plus tôt. Elle l?aurait donc menacé de faire une déclaration concernant son enlèvement à Rose-Hill, le mardi 27 juin dernier, s?il ne réintégrait pas le toit conjugal.

Stéphano, qui était rentré au pays la veille a toutefois fait comprendre à son épouse qu?il ne comptait pas la retrouver car il s?était installé chez sa mère, qu?il n?avait pas revue depuis cinq ans.

«Elle n?a jamais tenu de tels propos»

Sur les conseils de son homme de loi, Stéphano Savriacooty a préféré rapporter le cas au poste de police de la rue Pope-Hennessy, à Port-Louis, le même jour vers 15 heures.

Chantage ou harcèlement orchestré par Marie-Linley Savriacooty ? Cette dernière n?était pas joignable. Mais son avocat, Me Jacques Panglose, nous a déclaré hier soir qu?il était au courant de cette déposition et nous a affirmé que sa cliente n?a rien à se reprocher. «Elle n?a jamais tenu de tels propos à son époux et n?a exercé aucun chantage. Si cette personne allègue que ma cliente a tenu de tels propos, qu?il vienne prouver que c?est vrai.»

Stéphano Savriacooty aurait, lui, confié à ses proches qu?il craignait que la situation ne dégénère. Il affirme que son épouse souffre de problèmes psychiatriques.

Présumée saine d?esprit

Me Panglose a estimé qu?un examen psychiatrique, réclamé par le mari, visait à «discréditer sa cliente». Il a dit qu?il comptait demander une copie du rapport du panel des médecins. Me Panglose a fait ressortir qu?en droit, toute personne est présumée saine d?esprit.

Selon lui, cette présomption a été détruite lorsque Marie-Linley Savriacooty a été soumise à cet examen psychiatrique. Cela voudrait dire, affirme-t-il, que dans toute affaire on allait d?abord soumettre la victime à un examen psychiatrique pour ensuite évaluer sa crédibilité.

Publicité