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Tantôt village, tantôt ville
Ni tout à fait ville, ni tout à fait village, à la fois rurale et urbaine, tiraillée entre héritage historique et désir de modernité? Ce sont toutes ces contradictions qui surprennent le visiteur lorsque, pour la première fois, il va à Mahébourg. Nichée au c?ur de la baie du Vieux Port, dans le sud-est de l?île, cette bourgade ne se laisse pas aisément décrire.
Il faut dire qu?elle affiche un visage unique à Maurice. Avec ses habitations de plusieurs étages de haut, son supermarché, son immense gare routière et ses embouteillages, on pourrait croire que Mahébourg n?est qu?un modèle réduit de Port-Louis. Il n?en est rien. La Montagne du Lion, qui se dessine entre les immeubles, et la rivière La Chaux, à l?ouest, sont là pour nous rappeler que la nature a toujours ses droits dans cette jungle urbaine. Un curieux mélange qui permet à Mahébourg de vivre sur un rythme différent, loin du stress et du rush, typiques des grandes villes. En témoigne le grand nombre de personnes arpentant tranquillement les rues de la ville à vélo. Ce qui n?est sans provoquer quelques problèmes de cohabitation avec les camions de marchandises venus approvisionner en étoffes, vêtements et draps les étals des marchands. Mais ces problèmes de circulation se produisent essentiellement le lundi, à l?occasion du marché aux tissus, l?un des plus grands et des plus colorés de l?île. Sur des centaines de mètres, de grandes toiles déployées surplombent les stands des commerçants. Le marché prend alors des airs de toiles d?araignées gigantesques grâce aux fils tendus ici et là pour retenir ces bâches. Et sous ces tentes improvisées, les chalands discutent, s?énervent, marchandent les prix provoquant un léger brouhaha de voix caractéristique de ces foules en effervescence.
Une confusion qui contraste avec la rigidité du plan de la ville. Ses rues, organisées en damier, témoignent du passé colonial français de Mahébourg, qui doit d?ailleurs son nom à Mahé de La Bourdonnais, gouverneur français des Mascareignes jusqu?en 1746. Le National History Museum, bien à l?abri derrière ses rangées d?arbres, est le gardien de l?histoire de cette ville devenue, au fil des siècles, un grand village. Mais c?est surtout du haut du clocher de l?église de Notre-Dame-des-Anges que la personnalité de Mahébourg se dévoile enfin. Après avoir gravi 88 marches, on redécouvre cette bourgade sous un nouveau jour. Prise en étau entre l?aéroport international et son port de pêche, elle demeure l?un des centres névralgiques de l?île où affluent chaque jour des centaines de personnes. Pourtant elle a réussi à conserver ses airs de village avec ses toits colorés et ses tâches de verdure rompant avec la monotonie des édifices en béton.
Tous ces petits détails qui font dire à un habitant que Mahébourg ?est une ville qui a du style?.
BICENTENAIRE
Fête patronale à Bambous-Virieux et procession à Anse-Jonchée
■ Construite en 1849, l?église Notre-Dame-des-Anges est à l?image de Mahébourg : unique. Elle doit son nom à sa voûte en bois décorée de plusieurs têtes d?anges qui semblent vous regarder. A droite de l?église est installée la statue en bois du Père Laval. D?importantes réparations ont lieu à Notre-Dame-des-Anges actuellement afin de remplacer la toiture vieillissante de l?église.Dans le cadre du bicentenaire de la Paroisse de Mahébourg, la fête patronale Ste Cécile à Bambous Virieux prévue pour novembre sera célébrée le dimanche 23 juillet 2006. Une procession avec la statue de Notre-Dame-du-Grand-Pouvoir partira d?Anse-Jonchée à 8 h 30. A 10 h aura lieu une messe d?action de grâces dans la cour de l?église. Sont également prévus en cette journée une exposition, une remise de prix aux gagnants des concours et un get-together.
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