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Le gouvernement boucle le budget électoral des présidentielles
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Le gouvernement boucle le budget électoral des présidentielles
L?opposition reste indifférente devant cette progression du pouvoir. A l?heure actuelle, le gouvernement dispose d?une somme avoisinant Ariary14,15 milliards, sur les Aiary 14,50 milliards dont il a besoin, pour organiser une élection ?libre, démocratique et transparente?, comme le précise le Premier ministre Jacques Sylla.
La série de conventions signées à Anosy, hier, devra permettre de boucler le budget électoral, du moins pour ce qui est de la participation de la communauté internationale.
La bonne entente a régné au bâtiment ?Patte d?éléphant?, notamment, entre le général Charles Rabemananjara, ministre de l?Intérieur et de la réforme administrative, Bouri Sanhouidi, représentant-résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), et Alain Le Roy, ambassadeur de France.
Le gouvernement s?engage, pour sa part, à hauteur d?Ariary 9,72 milliards, sans en donner de réels gages. ?Nous sommes prêts à tenir nos engagements, sinon la communauté internationale ne nous aurait pas octroyé la somme réunie jusqu?à maintenant?, argue le ministre Charles Rabemananjara. Il n?en précise pas pour autant les rubriques touchées par le réaménagement budgétaire.
Assainir l?ambiance politique</B>
Une épine vient donc d?être ôtée au gouvernement. Le geste de la communauté internationale constitue un appui non négligeable pour l?exécutif face à l?opposition qui revendique ?l?assainissement de l?ambiance politique? avant les élections.
De son côté, Bouri Sanhouidi tient à apporter quelques précisions. ?Nous ne décidons pas à la place du gouvernement de l?organisation du scrutin. Nous sommes pour la légalité, indique-t-il. Cependant, nous restons attentifs pour que les élections se déroulent d?une manière démocratique, transparente et libre.?
Répondant indirectement à l?opposition, il déclare que de toute façon, ?le dialogue est un long processus. Si vous attendez son aboutissement, vous risquez d?attendre jusqu?à l?année prochaine avant d?aller aux urnes?, poursuit-il.
Du côté de l?opposition pourtant, la position reste inchangée. ?Malheureusement pour la nation, toutes le conditions objectives sont là pour qu?un ?rotaka? explose, insiste un membre des 3FN. La crise sociale accentuera le phénomène.?
Un membre de la Solidarité pour la défense de la démocratie et de l?unité nationale, pour sa part, rappelle ?une des déclarations du Premier ministre Jacques Sylla, en février 2003. Selon lui, la légitimité prime la légalité?. Cette dernière remarque milite pour un retour de l?opposition sur le terrain, afin de lancer une campagne de sensibilisation contre l?élection du 3 décembre.
<B>A.Iloniaina</B>
OPPOSITION
<B>Albert Zafy exige le retour des exilés</B>
?Je lance un appel pour que l?opposition et le pouvoir se concertent pour le retour des exilés. Nous devrons initier une démarche auprès du gouvernement français pour la concrétisation du projet?, a exhorté Albert Zafy, samedi à Ivandry.
?Si le pouvoir n?est pas partant, nous allons prendre, tout seul, l?initiative. Nous solliciterons l?ambassade de France. On verra bien si le gouvernement osera encore incarcérer tout ce beau monde?, a continué le président du Comité pour la réconciliation nationale (CRN), lors de la cérémonie de pardon mutuel entre les ?réservistes? de Lemiasa, et l?assocation des familles des détenus liés aux événements de 2002, regroupées dans l?Ofpacpa.
L?ancien chef de l?état n?a pas dévoilé de calendrier précis pour ce nouveau projet. Il entre dans le cadre d?une offensive en préparation de l?opposition, surtout de ceux qui sont contre les élections du 3 décembre ?dans le contexte actuel?, selon Zafy Albert.
Le retour des exilés fait partie des revendications de l?opposition. L?objectif de l?opération vise à mettre le pouvoir dans l?embarras, sur l?un des sujets auxquels il reste inflexible. L?on se souvient de la réponse du Premier ministre Jacques Sylla concernant l?amnistie, lors de son passage à l?Assemblée nationale, la semaine dernière.
L?opposition compte également toucher la communauté internationale. En cas de retour des exilés, Zafy Albert et son équipe tablent sur le ?scénario Azaly Ben Marofo?, à plus grande échelle. L?ancien secrétaire d?état à la sécurité publique a été cueilli, à son arrivée au pays, par les foces de l?ordre, rejoignant immédiatement la prison.
<B>?Laissons la justice règler leur cas?</B>
Le choix de s?adresser à la France n?est pas fortuit. C?est dans ce pays que les anciens dirigeants ont trouvé refuge, après avoir quitté l?île le 5 juillet 2002. L?opposition ne peut trouver meilleur interlocuteur que ?l?avocat de Madagascar?, auprès des instances internationales, selon le président Jacques Chirac.
?Nous sommes favorables à de telles initiatives, a souligné le sénateur Arema, Befeno. Le pouvoir actuel ne cesse de proférer des intimidations. On verra la réponse de la communauté internationale?, a confirmé le parlementaire de l?opposition. Avec la France, les exilés disposent de la meilleure des protections.
Pour l?instant, le pouvoir ne cesse de lancer des flèches à l?encontre des exilés. ?Personne ne les a obligés à quitter le pays. Qu?ils reviennent s?ils pensent n?avoir rien à se reprocher?, a indiqué le député Tim, Louis Rakotonirina. ? Nous sommes dans un état de droit, laissons la justice régler leur cas?, a renchéri Moxe Ramandimbilahatra, conseiller politique du président de la République et président du Teza.
<B>A.Iloniaina</B>
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