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Sithanen fait le tour du globe pour attirer l?investissement

20 juillet 2006, 00:00

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L?heure est venue pour hit the road afin de faire venir les capitaux privés de l?étranger. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, part en quête des investissements directs extérieurs (IDE). Il démarre son périple le 2 août en Afrique du Sud pour une mission de promotion du pays en tant que plate-forme d?affaires.

?Come and do business?, tel sera le nouveau slogan des chasseurs d?investissements. Le message veut mettre en avant les mesures introduites dans le budget pour rendre l?environnement des affaires plus convivial, plus compétitif et plus efficient. La fiscalité légère et la possibilité d?investir dans plusieurs secteurs d?activités à fort potentiel de croissance tels le business process outsourcing, les integrated resorts schemes et le seafood hub sont parmi les principaux arguments de vente.

Après l?Afrique du Sud, Rama Sithanen dirige une délégation en Inde, en septembre, pour tenter de démarcher les entreprises indiennes. La pêche industrielle, les services informatiques et la pharmaceutique seront les principales industries ciblées.

L?opération de séduction mènera également le grand argentier en Chine, en Corée du Sud et en Malaisie dans les mois qui suivent. D?autres roadshows sont prévus vers la fin de l?année à Dubayy et dans les capitales européennes. Maurice s?attaquera aux businessmen américains au début de l?année prochaine.

Le ?Finance Bill? soumis aux députés

Le ministre des Finances évoquera l?IDE lors des visites au Sri Lanka et à Singapour en septembre, même si les missions ne concernent pas principalement la promotion de l?investissement.

?Nous cherchons des financements multilatéraux et bilatéraux pour soutenir la restructuration de l?économie. En même temps, nous accordons une très grande importance à l?investissement étranger. Les investissements privés étrangers constituent du risk money et ne sont pas des emprunts qu?il faut rembourser. Ils contribuent directement à la création des emplois et ouvrent l?accès aux marchés étrangers?, explique Rama Sithanen à l?express.

Il affirme que le budget a été bien accueilli par ses interlocuteurs lors de sa dernière tournée de lobbying en Europe la semaine dernière. Il s?agit maintenant de vendre les réformes et les politiques d?ouverture aux investisseurs.

La priorité du moment au ministère des Finances est le Finance Bill. Ce projet de loi a pour but de donner force légale à plusieurs mesures annoncées dans le budget. Le projet de législation a été examiné par un Conseil des ministres spécial hier et sera soumis à l?approbation des députés lors d?une séance spéciale de l?Assemblée nationale bientôt.

Clarifier les confusions

?Notre priorité est d?assurer que les mesures budgétaires sont mises en pratique le plus vite possible. Le temps presse. Nous voulons nous attaquer en premier lieu aux initiatives qui produiront des résultats dans une année. Il faudra aussi que nous nous mettions au travail dans les plus brefs délais pour mobiliser l?investissement local et étranger.?

L?Empowerment Programme est également au centre des préoccupations du gouvernement, explique Rama Sithanen. La priorité sera de rendre le programme opérationnel le plus vite possible. Les volets touchant aux petites et moyennes entreprises, à la formation et à l?allocation des terres pour les projets sociaux et les petits business recevront une attention prioritaire.

Le Finance Bill ne devrait pas changer grand-chose au contenu du Budget présenté le 9 juin. ?Toutes les décisions politiques demeurent inchangées. Nous sommes simplement en train de mettre les décisions du budget en pratique.?

Le Finance Bill permettra cependant au ministère des Finances de clarifier certaines confusions, dont celles concernant la National Residential Property Tax. La loi délimitera les superficies imposables. Par exemple, une personne qui a construit une maison sur un terrain de cinq arpents principalement sous culture de canne, ne payera pas la taxe sur l?ensemble de la propriété. La taxe frappera une superficie maximale de 1 arpent 25 perches.

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