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Des Sudistes s?y opposent
La fermeture des marchés de Souillac, Rivière-des-Anguilles et L?Escalier évoquée dans la dernière édition de l?express-sud, a suscité pas mal de réactions parmi, Ramdeosing Surnam, ex haut cadre du conseil des districts de Grand-Port-Savanne et ex conseiller du village de Surinam et Farad Beeharry, président du village et maraîcher au marché de l?Escalier.
La commission de santé du conseil des districts de Grand-Port a pris cette décision parce que la gestion de ces marchés coûte cher et que les revenus ne couvrent pas les frais.
Ramdeosing Surnam trouve que la fermeture de ces marchés n?est pas justifiée. Il pense que ces marchés, financés vers le début des années 1970 par les Etats-Unis et la France ont été construits après une étude de faisabilité. Cet exercice a démontré leur raison d?être. ?Les maraîchers vendaient des légumes sous des boutiques et dans d?autres endroits dans des conditions très peu hygièniques?, se rappelle-t-il.
D?où la nécessité, dit-il, de construire ces marchés à cette époque pour éviter la propagation de maladies. Selon lui, ce sont les carences administratives qui ont amené le conseil des districts à prendre la décision de fermer ces marchés.
?Pourquoi le conseil ne demande pas aux attendants de faire la tournée des trois marchés situés dans la même région en un jour au lieu de le faire pour un marché seulement ??, se demande-t-il.
?Ces marchés doivent continuer à être opérationnels car c?est un service orientated et non un profit making business.
?Si le conseil se base sur ce même raisonnement pour fermer ces marchés, pourquoi ne pas fermer le cimetière de Souillac qui ne génère pas de profit ?? s?interroge-t-il.
Il suggère au conseil des districts de réduire les voyages à l?étranger pour économiser des fonds qui pourraient éventuellement être injectés pour la réforme de ces marchés.
Farad Beeharry, partage l?avis de Ramdeosing. Le conseiller pense qu?avec la fermeture des marchés, les maraîchers iront grossir les rangs des chômeurs. Pour éviter une telle chose, Farad pense à réclamer une compensation pour dédommager les maraîchers.
Selon le président du village de L?Escalier, si les inspecteurs faisaient respecter les Markets Regulations qui obligeraient des commerçants à opérer à un kilomètre des marchés ou les amener à travailler à l?intérieur, la situation ne serait pas ainsi. ?Nous demandons au conseil de revoir toutes ces questions?.
A cela, le président réplique : ?Je crois pas que la situation s?améliorerait même si les Markets Regulations étaient suivis à la lettre.
Qu?on le veuille ou non, le fait brutal est que la gestion des marchés coûte cher et que les revenus ne couvrent pas les frais. A mon avis, il vaudrait construire des échoppes esthétiques et encourager les villageois à exposer leurs produits dans un environnement sain et moins coûteux avec une meilleure gestion.On ne peut continuer à gaspiller l?argent public?, dit-il.
Il cite l?exemple du marché de New-Grove converti en bibliothèque du village.
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