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International
USA. Le déficit commercial américain s?est creusé légèrement moins qu?attendu en mai, mais la facture pétrolière a atteint un montant record de 27,9 milliards de dollars en raison de la plus forte hausse en près de 16 ans du prix moyen du pétrole importé, a annoncé hier le département du Commerce. Le déficit commercial des Etats-Unis ressort à 63,84 milliards de dollars en mai contre 63,34 milliards le mois précédent ? révisé de 63,43 milliards. Les records se sont multipliés dans la partie de la statistique liée au pétrole. Le prix moyen du baril de pétrole importé a inscrit un record à 61,74 dollars le baril en mai, augmentant de 4,92 dollars par rapport à avril, soit sa plus forte hausse depuis l?invasion du Koweït par l?Irak en août 1990. Les importations des pays membres de l?Organisation des pays exportateurs de pétrole ont atteint elles aussi un record à 13,6 milliards de dollars, portant le déficit commercial américain dans le secteur pétrolier à un total jamais égalé de 25,4 milliards de dollars. Dans le même temps, les exportations de biens et de services ont progressé de 2,4% pour atteindre un record de 118,7 milliards de dollars, faisant mécaniquement baisser le déficit commercial hors produits pétroliers. Mais les importations ont elles aussi inscrit un record à 182,50 milliards de dollars contre 179,27 milliards en avril.
BRUXELLES. La Commission européenne a infligé hier à Microsoft une amende de 280,5 millions d?euros pour punir le numéro un mondial du logiciel de n?avoir pas fourni à ses concurrents des informations permettant une interopérabilité totale avec ses services. L?exécutif européen sanctionne ainsi rétroactivement le géant de Redmond d?une astreinte quotidienne de 1,5 million d?euros courant depuis le 15 décembre dernier parce qu?il ne s?est pas conformé complètement à sa décision de mars 2004. Cette astreinte pourrait monter jusqu?à trois millions d?euros par jour dès le 31 juillet prochain si Microsoft persiste dans son comportement anti concurrentiel. ?Aucune entreprise n?est au-dessus des lois?, a déclaré la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, dans un communiqué.
EUROPE. La croissance économique de la zone euro restera assez forte au second semestre malgré une conjoncture un peu moins bonne que prévue aux deuxième et troisième trimestres, a estimé hier la Commission européenne. La CE prévoit désormais une fourchette de 0,4 à 0,8 % au deuxième trimestre par rapport au premier, alors qu?elle tablait en juin sur 0,5 % - 0,9 %. Pour le troisième trimestre, la CE vise 0,3 %- 0,7 % au lieu de 0,5 % - 0,9 %. Le commissaire européen aux Affaires monétaires, Joaquin Almunia, a indiqué cette semaine que la Commission européenne pourrait revoir à la hausse sa prévision de croissance 2006 au mois de septembre pour la porter à 2,1 %. Les bons indicateurs économiques publiés ces derniers temps, combinés à la forte croissance du crédit et à la hausse de l?inflation devraient en principe se traduire par de nouvelles hausses de taux d?intérêt, estiment les économistes. Nombre d?analystes s?attendent à ce que la Banque centrale européenne relève ses taux directeurs lors de sa réunion du 3 août. Le principal d?entre eux, le taux de refinancement, se situe à 2,75% pour l?instant au terme de trois resserrements en six mois.
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